{"id":3343,"date":"2025-06-09T11:16:59","date_gmt":"2025-06-09T11:16:59","guid":{"rendered":"https:\/\/ledenonciateur224.com\/?p=3343"},"modified":"2025-06-09T11:16:59","modified_gmt":"2025-06-09T11:16:59","slug":"mines-la-guinee-frappe-fort-mais-a-quel-prix","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ledenonciateur224.com\/index.php\/mines-la-guinee-frappe-fort-mais-a-quel-prix\/","title":{"rendered":"Mines : la Guin\u00e9e frappe fort, mais \u00e0 quel prix ?"},"content":{"rendered":"<div dir=\"auto\">\n<p>Dans un geste fort de reprise en main du secteur minier, le gouvernement guin\u00e9en a retir\u00e9 140 permis et annul\u00e9 plusieurs concessions accord\u00e9es \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s jug\u00e9es inactives. Cette op\u00e9ration de nettoyage vise, selon l\u2019ex\u00e9cutif, \u00e0 r\u00e9organiser un secteur strat\u00e9gique, renforcer la transparence et affirmer la souverainet\u00e9 nationale sur les ressources naturelles. Mais cette d\u00e9cision pourrait-elle se retourner contre ses initiateurs ? Dans cet entretien, Dr \u00c9douard Zotomou Kpoghomou, expert en projets miniers et pr\u00e9sident de l\u2019UDRP (Union d\u00e9mocratique pour le Renouveau et le Progr\u00e8s), d\u00e9crypte une d\u00e9marche aussi audacieuse que risqu\u00e9e.<\/p>\n<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">\n<p>Dr EDOUARD ZOTOMOU KPOGHOMOU :\u00a0Concernant cette op\u00e9ration de \u00ab nettoiement \u00bb du cadastre minier guin\u00e9en, avec le retrait de centaines de permis de recherche ou d\u2019exploitation, il faut comprendre d\u2019abord que dans le secteur minier, il existe deux types de permis : les permis de recherche et, ensuite, les permis d\u2019exploitation, une fois qu\u2019un gisement est localis\u00e9.<\/p>\n<div dir=\"auto\"><ins><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/ins><\/div>\n<p>Mais avant d\u2019en arriver l\u00e0, le pays est cens\u00e9 \u00eatre guid\u00e9 par un certain nombre de principes, rassembl\u00e9s dans le Code minier, qui d\u00e9finit les responsabilit\u00e9s de chaque partie. On peut octroyer un permis de recherche \u00e0 quelqu\u2019un, mais ce n\u2019est pas forc\u00e9ment cette m\u00eame personne qui aura les moyens n\u00e9cessaires pour passer \u00e0 l\u2019exploitation. Ceux qui exploitent doivent aussi r\u00e9pondre \u00e0 plusieurs crit\u00e8res : avoir la capacit\u00e9 financi\u00e8re, l\u2019expertise technique et, surtout, respecter les obligations l\u00e9gales, notamment les clauses sur la protection de l\u2019environnement et autres engagements contractuels.<\/p>\n<div dir=\"auto\"><ins><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/ins><\/div>\n<p>Donc, lorsqu\u2019un permis est octroy\u00e9, c\u2019est toujours sous conditions. Si celles-ci ne sont pas respect\u00e9es, alors oui, l\u2019\u00c9tat peut agir, tout comme les entreprises concern\u00e9es. Mais avant toute mesure radicale, il faut chercher \u00e0 r\u00e9gler les \u00e9ventuels litiges en interne, \u00e0 l\u2019amiable.<\/p>\n<p>Je me souviens avoir d\u00e9j\u00e0 alert\u00e9 sur cette question, notamment en 2014, lors d\u2019un diff\u00e9rend avec une grande compagnie mini\u00e8re. Beaucoup pensaient \u00e0 l\u2019\u00e9poque qu\u2019il suffisait de \u00ab montrer les muscles \u00bb et d\u2019agir unilat\u00e9ralement, au nom de la souverainet\u00e9. Mais une fois qu\u2019un contrat est sign\u00e9, il y a des obligations internationales. On ne peut pas se lever un matin et dire simplement : \u00ab On retire tout \u00bb, sans s\u2019exposer \u00e0 des cons\u00e9quences juridiques.<\/p>\n<div dir=\"auto\"><ins><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/ins><\/div>\n<p>Aujourd\u2019hui, je pense qu\u2019il faut d\u2019abord\u00a0aplanir les divergences. Sinon, on risque de se retrouver dans des litiges longs et co\u00fbteux devant des juridictions internationales. Certaines de ces compagnies ont un chiffre d\u2019affaires 10 \u00e0 15 fois sup\u00e9rieur au PIB de la Guin\u00e9e. Elles peuvent se payer les meilleurs cabinets d\u2019avocats au monde. Et devant ces tribunaux, ce n\u2019est pas notre bonne foi qui comptera, c\u2019est notre capacit\u00e9 juridique et financi\u00e8re.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi, encore une fois, je plaide pour des\u00a0r\u00e9trocessions n\u00e9goci\u00e9es. Il faut discuter, parvenir \u00e0 un accord \u00e0 l\u2019amiable. Si l\u2019on force les choses, on court \u00e0 l\u2019\u00e9chec.<\/p>\n<div dir=\"auto\"><ins><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/ins><\/div>\n<p>Aujourd\u2019hui, beaucoup de compagnies ont vu leurs permis retir\u00e9s. Pourtant, cette situation aurait pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9e. \u00c0 l\u2019\u00e9poque d\u00e9j\u00e0, j\u2019avais propos\u00e9 un moratoire sur l\u2019attribution de permis de recherche et d\u2019exploitation de la bauxite. C\u2019est dans cette fili\u00e8re qu\u2019il y a eu une v\u00e9ritable prolif\u00e9ration. Or, beaucoup de soci\u00e9t\u00e9s venaient uniquement pour exporter la bauxite, sans aucune intention d\u2019investir dans une cha\u00eene de valeur int\u00e9gr\u00e9e (bauxite-alumine). Ce n\u2019est pas acceptable.<\/p>\n<p>Une fois qu\u2019elles commencent \u00e0 gagner de l\u2019argent facilement en exportant la bauxite brute, elles ne sont plus enclines \u00e0 revoir les clauses contractuelles ou \u00e0 investir dans la transformation locale. Elles sont d\u00e9j\u00e0 dans le confort.<\/p>\n<div dir=\"auto\"><ins><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/ins><\/div>\n<p>Je pense qu\u2019il est encore temps de\u00a0faire un pas en arri\u00e8re, de calmer le jeu. Certaines entreprises ont r\u00e9agi, affirmant qu\u2019elles n\u2019ont jamais failli \u00e0 leurs obligations. Cela veut dire qu\u2019elles\u00a0contestent\u00a0les motifs du retrait. Et dans ce cas, la voie du dialogue est imp\u00e9rative.<\/p>\n<p>Il faut s\u2019asseoir, discuter, revoir les points de d\u00e9saccord. Se demander aussi si l\u2019\u00c9tat guin\u00e9en n\u2019a pas, lui-m\u00eame, manqu\u00e9 \u00e0 certaines obligations. Parce que si c\u2019est le cas, cela compliquera les choses et affaiblira notre position dans d\u2019\u00e9ventuels contentieux.<\/p>\n<div dir=\"auto\"><ins><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/ins><\/div>\n<p>Le gouvernement justifie sa d\u00e9cision par la volont\u00e9 de r\u00e9organiser le secteur, renforcer la transparence et restaurer la souverainet\u00e9 sur les ressources naturelles. Ne pensez-vous pas qu\u2019il y a une volont\u00e9 de bien faire ?<\/p>\n<p>Oui, d\u2019accord. Mais justement, le\u00a0cadastre minier\u00a0aurait d\u00fb \u00eatre bien \u00e9tabli d\u00e8s le d\u00e9part. Il faut d\u2019abord organiser ce cadastre, car c\u2019est lui qui centralise les donn\u00e9es g\u00e9ologiques, donne une vue d\u2019ensemble sur les ressources disponibles et leur localisation. C\u2019est un outil essentiel pour savoir ce qui existe et ce qu\u2019on peut attribuer.<\/p>\n<div dir=\"auto\"><ins><\/p>\n<div><\/div>\n<p><\/ins><\/div>\n<p>Or, si l\u2019on attribue des permis sans disposer de donn\u00e9es fiables ou \u00e0 jour, cela signifie qu\u2019on n\u2019a pas pris les pr\u00e9cautions n\u00e9cessaires. C\u2019est l\u00e0 le probl\u00e8me. On aurait d\u00fb r\u00e9organiser tout cela\u00a0avant\u00a0de commencer \u00e0 distribuer des permis \u00e0 des compagnies qui viennent investir. Car ces entreprises viennent pour un objectif : rentabiliser leur investissement.<\/p>\n<p>Vous ne pouvez pas, apr\u00e8s avoir accord\u00e9 un permis dans certaines conditions, changer soudainement les r\u00e8gles du jeu, surtout quand il s\u2019agit de\u00a0plus de 140 compagnies\u00a0op\u00e9rant dans une m\u00eame fili\u00e8re. C\u2019est \u00e9norme ! Cela d\u00e9montre bien que le secteur n\u2019\u00e9tait pas assaini.<\/p>\n<p>Parmi ces compagnies, plusieurs auraient pu construire des raffineries si cela leur avait \u00e9t\u00e9 exig\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part. On ne peut pas exiger aujourd\u2019hui ce qui n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9vu dans les termes initiaux. Si vous leur avez juste permis d\u2019exporter la bauxite, sans conditions sur la transformation locale, ce n\u2019est pas maintenant qu\u2019il faut leur demander de b\u00e2tir des usines alors que ni les moyens, ni les obligations contractuelles ne sont r\u00e9unis.<\/p>\n<p>Avant d\u2019attribuer un permis, il faut s\u2019assurer que la soci\u00e9t\u00e9 a les moyens financiers et l\u2019exp\u00e9rience technique pour mener \u00e0 bien le projet. Sinon, certaines ne viennent que pour sp\u00e9culer : obtenir un permis, ajouter de la valeur \u00e0 leur dossier et revendre leur licence \u00e0 une entreprise mieux nantie.<\/p>\n<p>Tout cela doit \u00eatre pris en compte\u00a0avant\u00a0toute attribution. On ne peut pas parler d\u2019assainissement maintenant, apr\u00e8s avoir donn\u00e9 les permis de mani\u00e8re d\u00e9sordonn\u00e9e. Ce travail de \u00ab toilettage \u00bb du cadastre minier aurait d\u00fb pr\u00e9c\u00e9der toute distribution, pas venir apr\u00e8s coup.<\/p>\n<p>Certains estiment que ce retrait massif pourrait \u00eatre une strat\u00e9gie pour ren\u00e9gocier les contrats ou les remettre aux ench\u00e8res. Qu\u2019en pensez-vous ?<\/p>\n<p>Mais justement, ce n\u2019est pas une bonne fa\u00e7on de faire. Lorsqu\u2019un \u00c9tat s\u2019engage par contrat, il y a un principe fondamental :\u00a0la continuit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat. Sauf si les accords sont manifestement contraires \u00e0 l\u2019int\u00e9r\u00eat national, ils doivent \u00eatre respect\u00e9s. M\u00eame apr\u00e8s un coup d\u2019\u00c9tat, les nouveaux dirigeants affirment souvent qu\u2019ils respecteront les engagements contractuels de l\u2019\u00c9tat.<\/p>\n<p>Si aujourd\u2019hui on retire des permis simplement parce qu\u2019ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s sous l\u2019actuel r\u00e9gime, cela peut donner une impression de man\u0153uvre opportuniste. Certains pourraient penser qu\u2019il s\u2019agit de pousser les compagnies \u00e0 n\u00e9gocier en coulisse, \u00e0 faire des compromis douteux.<\/p>\n<p>Je le dis avec gravit\u00e9 :\u00a0ce genre de strat\u00e9gie peut se retourner contre nous. C\u2019est un jeu dangereux.<\/p>\n<p>Vous \u00e9voquez aussi un impact potentiel sur l\u2019emploi. Quels pourraient \u00eatre les effets collat\u00e9raux de cette d\u00e9cision ?<\/p>\n<p>Il y aura des impacts, c\u2019est \u00e9vident. Ces soci\u00e9t\u00e9s emploient des ouvriers guin\u00e9ens. Si elles cessent leurs activit\u00e9s, cela n\u2019impactera pas seulement leur chiffre d\u2019affaires, mais aussi le climat socio-\u00e9conomique du pays.<\/p>\n<p>Mettre brusquement des gens au ch\u00f4mage, surtout ceux qui s\u2019\u00e9taient install\u00e9s dans une certaine stabilit\u00e9 de vie, c\u2019est provoquer des tensions. Cela affecte des familles enti\u00e8res, des communaut\u00e9s, et peut engendrer des remous sociaux.<\/p>\n<p>C\u2019est pourquoi il faut faire preuve d\u2019habilet\u00e9. D\u2019autant plus qu\u2019on a, d\u00e8s le d\u00e9part, mal g\u00e9r\u00e9 le processus. On a attribu\u00e9 des permis \u00e0 des entreprises qui n\u2019auraient jamais d\u00fb en b\u00e9n\u00e9ficier.<\/p>\n<p>\u00c0 votre avis, les autorit\u00e9s actuelles sont-elles r\u00e9ellement en mesure, comme elles le pr\u00e9tendent, de r\u00e9organiser le secteur minier, renforcer la transparence et restaurer la souverainet\u00e9 sur les ressources naturelles du pays ?<\/p>\n<p>Vous savez, la transparence, quand elle est s\u00e9lective, ce n\u2019est plus de la transparence. Si on veut instaurer la transparence dans le secteur minier, il faut le faire \u00e9galement dans tous les autres domaines. Ce ne peut \u00eatre \u00e0 g\u00e9om\u00e9trie variable.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, on entend des discours forts. Le pr\u00e9sident de la transition a r\u00e9cemment affirm\u00e9 que les compagnies mini\u00e8res devraient s\u2019engager \u00e0 construire des raffineries dans un d\u00e9lai d\u2019un an, voire moins. Eh bien moi, je me suis dit que\u00a0ce n\u2019\u00e9tait pas r\u00e9aliste. Ce genre de d\u00e9cision ne se prend pas \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re.<\/p>\n<p>Ces entreprises ont des\u00a0conseils d\u2019administration, des \u00e9quipes techniques, des bureaux d\u2019\u00e9tudes, des analystes de risques. Avant qu\u2019une d\u00e9cision strat\u00e9gique ne soit prise, notamment pour la construction d\u2019une raffinerie, tout un processus d\u2019\u00e9valuation est engag\u00e9.<\/p>\n<p>Une usine d\u2019alumine, par exemple, peut co\u00fbter au minimum trois milliards de dollars, selon la capacit\u00e9 vis\u00e9e. Ce sont des projets de tr\u00e8s grande envergure, qui n\u00e9cessitent des \u00e9tudes de faisabilit\u00e9 technique, environnementale, \u00e9conomique et juridique. Tout cela doit \u00eatre analys\u00e9 et valid\u00e9 avant m\u00eame d\u2019envisager la pose de la premi\u00e8re pierre.<\/p>\n<p>Si nous voulons que ces compagnies investissent dans la transformation locale, il ne s\u2019agit pas d\u2019une d\u00e9cision unilat\u00e9rale. Nous pouvons exprimer une requ\u00eate, mais cette requ\u00eate sera \u00e9valu\u00e9e sur la base de plusieurs param\u00e8tres internes \u00e0 chaque entreprise.<\/p>\n<p>On ne peut pas d\u00e9cr\u00e9ter, du jour au lendemain, la construction d\u2019installations industrielles aussi complexes. Ce n\u2019est pas une question de volont\u00e9 politique seule. Il faut de la pr\u00e9paration, du r\u00e9alisme, et surtout, anticiper. C\u2019est pourquoi je le r\u00e9p\u00e8te : il aurait fallu poser les bonnes bases en amont.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un entretien r\u00e9alis\u00e9 par nos confr\u00e8res de Africaguinee.com<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un geste fort de reprise en main du secteur minier, le gouvernement guin\u00e9en a retir\u00e9 140 permis et annul\u00e9 plusieurs concessions accord\u00e9es \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s jug\u00e9es inactives. Cette op\u00e9ration de nettoyage vise, selon l\u2019ex\u00e9cutif, \u00e0 r\u00e9organiser un secteur strat\u00e9gique, renforcer la transparence et affirmer la souverainet\u00e9 nationale sur les ressources naturelles. 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