Le bras de fer se durcit au sein de l’administration parlementaire. Quatre jours après l’annonce de la suspension des activités de la section syndicale par le Secrétaire général de l’Assemblée nationale, les représentants des travailleurs ont réagi avec fermeté.
Réuni en conférence de presse ce mardi 8 septembre 2026, le bureau sortant de l’Union syndicale des travailleurs parlementaires, affiliée à l’USTG, sous la conduite d’Ismaël Gassim Kalissa, a rejeté la décision, qu’il juge « sans aucune base légale ». Le bureau confirme par ailleurs le maintien de l’élection de renouvellement prévue ce mercredi 9 septembre au Palais du Peuple.
Pour Ismaël Gassim Kalissa, la volonté de renouveler le bureau repose notamment sur le bilan des actions menées depuis 2021 en faveur des travailleurs parlementaires.
« Depuis 2021, l’Union syndicale des travailleurs parlementaires a mené plusieurs batailles pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires parlementaires. Nous nous sommes battus pour l’augmentation de 50 % des salaires et la bancarisation. Le dernier acquis, obtenu en avril 2026, est la signature du statut particulier de l’administration parlementaire, qui prend notamment en compte l’assurance maladie et les primes d’ancienneté. »
Fort de ce bilan, le bureau sortant entend solliciter à nouveau la confiance des travailleurs, avec le soutien de sa centrale, l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG).
Les syndicalistes contestent également la compétence de l’administration parlementaire à intervenir dans l’organisation de leur scrutin. Selon eux, l’administration avait été officiellement informée de la tenue de l’élection dès le 31 août.
« Contre toute attente, un communiqué de suspension de la section syndicale a été publié. Nous le dénonçons avec la dernière énergie. Nous sommes une section syndicale, et non une fédération ou un syndicat national. Le mode d’élection et d’installation relève du secrétariat national chargé de la syndicalisation de notre centrale. Les autorités administratives de l’Assemblée nationale n’ont donc aucune compétence pour s’immiscer dans cette procédure. »
Malgré la mesure de suspension, que le bureau sortant considère comme « nulle et non avenue », les syndicalistes maintiennent leur rendez-vous électoral.
« Demain, la cérémonie de renouvellement se tiendra dans la salle du 28-Septembre du Palais du Peuple à partir de 9 h 30. Nous appelons l’ensemble de nos syndiqués à se mobiliser. »
La journée du mercredi 9 septembre s’annonce ainsi décisive. La tenue effective du scrutin pourrait accentuer davantage le bras de fer entre la hiérarchie administrative de l’Assemblée nationale et les représentants syndicaux.
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