Les autorités éducatives affichent leur fermeté dès le lancement des épreuves du baccalauréat unique, session 2026. Au terme de la première journée, le ministère de l’Éducation et de la Formation professionnelle dresse un bilan marqué par de nombreux cas de fraude, avec à la clé des éliminations de candidats, des interpellations, des sanctions contre des surveillants et la saisie de plusieurs appareils électroniques.

Selon les statistiques officielles, la préfecture de Kankan enregistre le plus grand nombre de candidats éliminés pour détention de téléphone portable, avec 17 cas. Elle est suivie de N’Zérékoré (8 cas), Faranah (7), Kindia (6) et Boffa (2). Ces chiffres traduisent la volonté des autorités de faire respecter strictement les consignes interdisant tout appareil de communication dans les centres d’examen.

La rigueur des contrôles ne s’est toutefois pas limitée aux candidats. Les surveillants impliqués dans l’organisation des examens ont également été visés par des mesures disciplinaires. Au total, 39 surveillants ont été sanctionnés pour divers manquements. Faranah arrive en tête avec 13 surveillants sanctionnés, devant N’Zérékoré (12), Kindia (7), Kankan (5) et Conakry (2).

Le ministère indique par ailleurs que 14 autres agents participant au déroulement des examens — notamment des délégués, encadrants et autres personnels administratifs — ont également fait l’objet de sanctions. Parmi eux, 13 exerçaient à Faranah, tandis qu’un agent a été sanctionné à Conakry.

Les opérations de contrôle ont également permis la saisie d’un important matériel utilisé ou destiné à faciliter la fraude. À Siguiri, les autorités annoncent avoir récupéré 132 téléphones portables, 4 montres connectées et 2 dispositifs Bluetooth, illustrant l’ampleur des tentatives de contournement des règles. Dans cette même préfecture, cinq surveillants ont également été sanctionnés.

À Faranah, les équipes de supervision ont saisi 13 téléphones portables. Le ministère fait également état de six candidats et trois surveillants sanctionnés, tandis qu’un candidat a été interpellé puis remis aux services de sécurité.

D’autres interpellations ont été signalées dans plusieurs localités du pays. À Macenta, deux candidats ont été arrêtés, tandis qu’à Maferinyah, cinq candidats ont été interpellés, selon les informations communiquées par le département en charge des examens.

Ce premier bilan traduit le renforcement du dispositif de surveillance mis en place pour cette session 2026, dans un contexte où les autorités entendent restaurer la crédibilité des examens nationaux. La multiplication des fouilles, des contrôles et des sanctions témoigne d’une stratégie de tolérance zéro face aux pratiques frauduleuses.

Alors que les épreuves se poursuivent ce mercredi, le ministère de l’Éducation et de la Formation professionnelle réaffirme sa détermination à déjouer toute tentative de fraude. Les autorités préviennent que tout candidat ou personnel surpris en flagrant délit, ainsi que ses éventuels complices, s’expose à des sanctions disciplinaires et judiciaires, conformément aux textes en vigueur. Cette ligne de fermeté vise à garantir l’équité entre les candidats et à préserver l’intégrité du baccalauréat guinéen.

 

 

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