Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans la réforme du système éducatif. À partir de la session 2026 du Baccalauréat unique, une session de rattrapage sera instaurée au profit des candidats ayant échoué de justesse à l’examen. Présentée comme une innovation majeure, cette mesure vise à moderniser le système national d’évaluation, renforcer l’équité et offrir une véritable seconde chance aux élèves les plus méritants.
Selon le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, cette réforme s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de rendre le système d’évaluation plus juste et plus performant. Elle concerne exclusivement les candidats ayant obtenu une moyenne générale comprise entre 8,50/20 et 9,99/20 lors de la session ordinaire.
D’après le communiqué officiel, les candidats éligibles seront automatiquement identifiés par la Direction générale des Examens et Contrôles scolaires, Concours et Passerelles (DGECS-CP), sans qu’aucune démarche administrative supplémentaire ne leur soit demandée.
Les épreuves de rattrapage seront organisées dans un délai maximal de 21 jours après la proclamation des résultats. Elles porteront sur deux disciplines au maximum, avec une priorité accordée aux matières de spécialité. Les nouvelles notes remplaceront celles obtenues lors de la session ordinaire uniquement lorsqu’elles seront supérieures, permettant ainsi aux candidats d’améliorer leur moyenne générale.
À l’issue des délibérations, tout candidat dont la moyenne définitive atteindra au moins 10/20 sera officiellement déclaré admis au Baccalauréat unique.
Le ministère tient également à rassurer sur la valeur du diplôme délivré. « Le diplôme obtenu à l’issue de cette session de rattrapage aura la même valeur académique et juridique que celui délivré à la session ordinaire », précise le département dirigé par Alpha Bacar Barry.
Pour les autorités éducatives, cette réforme traduit la volonté du Gouvernement de réduire les situations d’échec liées à de faibles écarts de performance, tout en valorisant le mérite et en favorisant la réussite du plus grand nombre. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du système éducatif guinéen et d’amélioration de la qualité de l’évaluation des apprentissages.
Cette annonce intervient au moment où les candidats au Baccalauréat unique, session 2026, ont entamé, ce lundi, les premières épreuves sur l’ensemble du territoire national. L’instauration de cette session de rattrapage constitue ainsi l’une des principales innovations attendues dans l’organisation des examens nationaux en Guinée.
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