Deux présumés narcotrafiquants ont été présentés à la presse ce mardi 19 mai 2026 dans les locaux de l’Office central anti-drogue (OCAD) de Coléah, à Conakry. Les suspects, identifiés comme Mamaissata Kaba et Mohamed Barry, ont été interpellés à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré alors qu’ils s’apprêtaient à embarquer pour la Tunisie.
Selon le Commissaire divisionnaire de police (CDP) Abdoulaye Sangaré, directeur de l’OCAD, les deux individus ont été repérés grâce à une opération de détection comportementale menée par les services spécialisés de sécurité aéroportuaire.
« Ils ont été interpellés grâce à une détection comportementale à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry, alors qu’ils étaient en partance pour la Tunisie. Par la suite, ils ont expulsé par voie basse 2,8 kilogrammes de cocaïne », a expliqué le patron de l’OCAD devant la presse.
Le responsable de la lutte anti-drogue a également indiqué que l’enquête se poursuit afin de démanteler un éventuel réseau derrière cette opération. D’après lui, Mamaissata Kaba aurait dénoncé une femme soupçonnée d’être impliquée dans le trafic et actuellement activement recherchée par les forces de sécurité.
Concernant le second suspect, Mohamed Barry, le directeur de l’OCAD affirme qu’il ne s’agirait pas d’un premier voyage suspect. « Mohamed Barry est un habitué des faits, pour avoir effectué plusieurs voyages », a précisé Abdoulaye Sangaré.
Présentés devant les médias, les deux prévenus n’ont pas contesté les accusations portées contre eux. Cette saisie de 2,8 kilogrammes de cocaïne vient une nouvelle fois mettre en lumière l’ampleur grandissante du trafic de drogue en Guinée, particulièrement à travers les plateformes aéroportuaires devenues des points sensibles pour les services de sécurité.
Depuis plusieurs mois, les autorités guinéennes multiplient les opérations de contrôle et les interpellations dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic. Malgré ces efforts, les réseaux de trafic continuent de s’adapter, utilisant souvent des passeurs humains pour acheminer la drogue vers l’étranger.

Cette nouvelle affaire relance ainsi le débat sur le renforcement des dispositifs de surveillance, la coopération internationale et la nécessité d’intensifier la lutte contre les réseaux criminels opérant dans la sous-région.

 

 

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