Nouveau tournant dans le dossier impliquant Badra Aliou Cheickna Koné devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF).
La chambre spéciale de contrôle de l’instruction a ordonné, le lundi 18 mai 2026, la remise en liberté sous caution du candidat de GMD à la mairie de Matam, assortie d’un placement sous contrôle judiciaire, à l’issue d’une audience consacrée à l’examen de sa situation.
Selon des informations concordantes, le montant de la caution exigée pour permettre sa libération a été fixé à 2 milliards de francs guinéens. Une somme importante que l’intéressé devra impérativement verser avant toute sortie de détention.
D’après une source proche du dossier, le paiement devra être effectué sur un compte domicilié à la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG). La même source indique également que Badra Koné bénéficie d’un délai d’un mois pour réunir et verser la somme demandée par la juridiction spéciale.
Cette décision judiciaire intervient dans un dossier aux ramifications multiples qui continue de susciter une vive attention de l’opinion publique. Badra Aliou Cheickna Koné est poursuivi aux côtés de plusieurs autres personnes physiques et morales, notamment Abass Keïta, Diarra Moustapha Sanoh, Zahraa Makdisi, Mohamed Lamine Doumbouya, Fodé Fatoumata Camara, Said Elmi Kelhiye ainsi que les sociétés B&B BTP SARL, SOCOBA SARL et FANKOU Construction.
Les mis en cause sont visés pour des faits présumés de « détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, faux et usage de faux en écriture publique et privée », selon les accusations portées par le parquet spécial de la CRIEF.
Le ministère public reproche particulièrement à Badra Aliou Cheickna Koné d’avoir participé, entre février 2021 et avril 2026, à un présumé détournement estimé à près de 240 milliards de francs guinéens. Les enquêteurs le soupçonnent également d’avoir bénéficié d’avantages indus, procédé à l’altération de documents administratifs et participé à des manœuvres jugées frauduleuses dans le cadre de l’attribution de certains marchés publics.
Le parquet estime en outre que la société B&B BTP SARL aurait été favorisée dans plusieurs opérations liées à des contrats publics, des faits que les prévenus contestent à ce stade de la procédure.

Avec cette décision de mise en liberté sous caution, le dossier entre désormais dans une nouvelle phase judiciaire, alors que l’opinion attend la suite des procédures devant la CRIEF, dans une affaire considérée comme l’une des plus sensibles du moment en matière de gouvernance financière et de lutte contre la corruption en Guinée.

 

 

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