La Coordination des enseignants contractuels de la zone spéciale de Conakry hausse le ton. Dans une déclaration faite ce mercredi 14 octobre 2026, son coordinateur général, Lathis Ibrahim Salim, a appelé les autorités à appliquer le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 avec l’intersyndicale de l’éducation, notamment son septième point relatif à l’engagement des enseignants contractuels dans la fonction publique après une évaluation pratique en classe.

Dénonçant le non-respect des engagements pris, la Coordination appelle les enseignants contractuels concernés à quitter les salles de classe des établissements publics jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

« On ne peut connaître la valeur d’un enseignant que lorsqu’on l’évalue dans sa classe », a insisté Lathis Ibrahim Salim, qui sollicite l’implication du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, et du Premier ministre, Bah Oury, pour trouver une issue à une situation qui, selon lui, perdure depuis 2018.

Le coordinateur général souligne également l’importance des besoins en personnel enseignant. Selon ses chiffres, sur 18 000 enseignants disponibles, l’État prévoit d’en recruter 8 000. À Conakry, la Coordination dénombre moins de 2 000 enseignants contractuels concernés.

« Pourquoi ne pas nous évaluer en situation de classe ou, à défaut, nous engager sans condition ? », s’interroge-t-il.

La Coordination appelle ainsi les autorités à respecter leurs engagements et à trouver une solution définitive à la situation des enseignants contractuels.

 

AMC 622 42 41 87