C’est désormais officiel : Yama Sega et Maya Kaba passeront leur première nuit en garde à vue ce vendredi. L’annonce a été faite dans la soirée par le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry. Plus tôt dans la journée, les deux figures bien connues des réseaux sociaux avaient été conduites dans les locaux de l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM), où elles ont été longuement auditionnées.

Que leur est-il reproché exactement ? Selon le parquet, les deux femmes auraient diffusé, notamment sur la plateforme Facebook, des propos jugés « à caractère injurieux, outrageant et attentatoire à la dignité humaine ». Des contenus qui, d’après les autorités, pourraient constituer des infractions pénales sérieuses.
À l’état civil, Mariama Bah (connue sous le nom de Yama Sega) et Mariama Kaba (alias Maya Kaba) sont désormais entre les mains de l’OPROGEM pour les besoins d’une enquête judiciaire approfondie.

Le Parquet évoque une série de faits potentiellement graves, commis via des plateformes numériques accessibles au public. Parmi les qualifications retenues figurent notamment : injures publiques, menaces, propos attentatoires à la dignité humaine, mais aussi des soupçons d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et d’infractions liées aux stupéfiants.
Dans sa communication, le parquet rappelle que ces faits sont encadrés et réprimés par plusieurs textes législatifs en vigueur en Guinée, notamment la loi sur la cybersécurité et la protection des données personnelles, ainsi que celle relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, sans oublier diverses dispositions du Code pénal.
Une procédure judiciaire déjà en marche
Interpellées ce vendredi 17 avril 2026, les deux influenceuses ont été placées en garde à vue par des officiers de police judiciaire. Elles devraient être présentées le 20 avril 2026 devant le Parquet de la République près le Tribunal de Première Instance de Mafanco, où seront décidées les suites judiciaires à donner à cette affaire.
Un signal fort des autorités
À travers ce dossier, le Parquet général entend envoyer un message clair. Il réaffirme sa « détermination constante à lutter, avec rigueur et impartialité, contre toutes les formes de criminalité, y compris celles commises dans l’espace numérique ». Les autorités insistent également sur leur attachement au respect de la légalité, des droits fondamentaux et des principes de l’État de droit.

Cette affaire, très suivie sur les réseaux sociaux, relance une fois de plus le débat sur les limites de la liberté d’expression en ligne et la responsabilité des influenceurs face à leur audience.

 

 

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