À l’occasion de la cérémonie officielle de passation de service entre la ministre sortante de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dre Diaka Sidibé, et sa successeure, Djami Diallo, ce mercredi 29 juillet, l’ancienne cheffe du département a dressé le bilan des actions menées durant son mandat. Devant plusieurs membres du gouvernement, les cadres du ministère, les responsables des institutions d’enseignement supérieur ainsi que les partenaires du secteur, elle a mis en avant les résultats obtenus tout en invitant la nouvelle équipe à poursuivre la dynamique des réformes engagées.
Dans son allocution, Dre Diaka Sidibé a rappelé que son ambition, dès sa prise de fonction, était de faire de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique un levier essentiel du développement économique et social de la Guinée, en cohérence avec la vision du Président de la République et les orientations du gouvernement.
« En prenant les rênes de ce département il y a quelques mois, nous nous étions fixé une ambition simple et exigeante : faire de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique un véritable moteur de la transformation économique de notre pays, conformément à la vision du Président de la République et au programme du gouvernement. Pour ce faire, nous avons bâti une vision claire autour de quatre priorités urgentes : améliorer la qualité des enseignements, renforcer l’employabilité des diplômés, améliorer et valoriser la recherche scientifique, et consolider la gouvernance des institutions », a-t-elle déclaré.
La ministre sortante a également rendu hommage à l’ensemble des acteurs qui ont accompagné cette dynamique de réforme. Elle a salué l’engagement des cadres du ministère, des responsables des universités et instituts d’enseignement supérieur, des enseignants-chercheurs, des étudiants ainsi que des partenaires techniques et financiers, estimant que cette mobilisation collective a permis de poser les fondations d’une transformation durable du secteur.
Selon elle, plusieurs avancées significatives ont été enregistrées en quelques mois. Plus d’une dizaine de programmes et projets ont été lancés, tandis que 30 docteurs et enseignants-chercheurs, issus de cinq pays partenaires, ont été recrutés afin de renforcer les capacités des établissements d’enseignement supérieur.
« Grâce à l’engagement remarquable des cadres du département, des responsables des institutions d’enseignement supérieur, des chercheurs, des enseignants, des étudiants et de nos partenaires, nous avons pu poser des bases solides. Ce sont ainsi plus de dix programmes et projets qui ont été lancés, avec le recrutement de 30 docteurs et enseignants-chercheurs issus de cinq pays partenaires. Le premier semestre de 2026 aura permis d’atteindre une exécution opérationnelle globale de 94 %, avec un axe gouvernance et performance exécuté à 100 %, et un axe orientation stratégique exécuté à 83,24 %. Ce bilan n’est pas le fruit du hasard, c’est le résultat d’un suivi méthodique de nos actions, porté par une présence de terrain constante et par une gestion rigoureuse et redevable », a-t-elle expliqué.
Dre Diaka Sidibé a insisté sur le fait que ces performances traduisent la volonté de moderniser durablement le système d’enseignement supérieur guinéen, à travers une meilleure gouvernance, un renforcement de la qualité de la formation et une valorisation accrue de la recherche scientifique.
Toutefois, la ministre sortante a reconnu que plusieurs défis restent à relever. Elle a notamment évoqué les contraintes budgétaires, les retards de décaissement et le besoin de ressources financières supplémentaires pour assurer la mise en œuvre de certains projets structurants.
« Ces difficultés n’ont jamais entamé ni entravé notre détermination. Elles nous rappellent simplement que la transformation d’un secteur aussi stratégique exige de la résilience, de la persévérance et une mobilisation permanente de tous les acteurs », a-t-elle souligné.
En transmettant les rênes du département à Djami Diallo, Dre Diaka Sidibé a exprimé le souhait de voir les réformes entreprises se poursuivre et se consolider, afin de renforcer davantage le rôle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans le développement de la Guinée.
AMC









