Après un mois et quelques semaines de détention provisoire à la Maison centrale de Conakry, Badra Aliou Cheickna Koné, candidat de la GMD aux élections communales de Matam, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire ce jeudi 11 juin 2026 par la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Le parquet spécial de la CRIEF le poursuivait pour des faits présumés de détournement portant sur un montant estimé à 240 milliards de francs guinéens. À l’issue de l’examen du dossier, les juges ont estimé que les éléments de preuve présentés à ce stade de la procédure ne justifiaient pas son maintien en détention. Ils ont ainsi ordonné sa mise en liberté sous contrôle judiciaire, en attendant la poursuite de la procédure.
Cette décision est perçue par ses partisans comme une première victoire judiciaire pour l’homme politique, dont l’incarcération avait suscité de nombreuses réactions dans la commune de Matam et au sein de sa formation politique.

Il convient de rappeler que malgré son séjour en prison pendant la campagne électorale, Badra Aliou Cheickna Koné a obtenu la majorité des suffrages lors du scrutin communal de Matam. Un résultat qui témoigne du soutien dont il continue de bénéficier auprès d’une importante frange de l’électorat local.

Sa remise en liberté intervient donc dans un contexte particulier, alors qu’il demeure au centre de la procédure judiciaire engagée contre lui et qu’il reste l’une des figures politiques les plus en vue de la commune de Matam.

 

 

Aboubacar Moussa Camara