Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à travers sa Direction générale de la recherche scientifique, a organisé ce vendredi 5 juin 2026 un atelier de validation du rapport diagnostique institutionnel et scientifique des Institutions de recherche scientifique (IRS) et des Centres de documentation et d’information (CDI).
Cette rencontre a réuni les principaux acteurs du secteur afin d’évaluer les effets des réformes engagées depuis 2021 dans le domaine de la recherche scientifique en Guinée, notamment la restructuration des institutions de recherche et la mutualisation des ressources.
Dans son discours d’ouverture, la Directrice générale de la Recherche scientifique, Dre Fatoumata Sylla, a rappelé que cet atelier vise à présenter les résultats du diagnostic réalisé au sein des institutions concernées afin de mesurer les avancées enregistrées après la vaste réforme institutionnelle engagée par le département.
Selon elle, cette étude a permis d’évaluer l’impact de la restructuration qui a conduit au regroupement des anciennes structures de recherche, passées de 30 entités à 10 Institutions de recherche scientifique et 2 Centres de documentation et d’information.
« L’objectif était d’analyser l’état d’évolution des institutions après cette restructuration, notamment en matière de gouvernance, de pilotage institutionnel, d’infrastructures et de mutualisation des ressources. Les résultats montrent des progrès significatifs », a-t-elle expliqué.
Dre Fatoumata Sylla s’est particulièrement réjouie des améliorations constatées dans plusieurs domaines stratégiques, notamment les ressources humaines et la production scientifique.

« Nous avons observé un écart important entre la situation de 2021 et celle d’aujourd’hui. Des avancées notables ont été enregistrées, particulièrement dans le développement des compétences et la production scientifique. Cela témoigne de la pertinence des réformes engagées par les autorités du ministère sous le leadership de Madame la ministre Dre Diaka Sidibé », a-t-elle souligné.
Malgré ces progrès, la Directrice générale a reconnu l’existence de certains défis, notamment en matière de financement de la recherche et d’équipements scientifiques.
Toutefois, elle estime que plusieurs initiatives gouvernementales permettront de combler progressivement ces insuffisances. Parmi elles figure l’appel à projets de recherche à impact pour la Guinée, qui offrira aux institutions de recherche et aux universités l’opportunité de constituer des consortiums compétitifs afin de mobiliser des financements aussi bien au niveau national qu’international.
« Nos institutions n’avaient pas toujours les capacités nécessaires pour accéder aux financements compétitifs. Aujourd’hui, elles disposent d’un mécanisme qui leur permettra de diversifier leurs sources de financement et de décrocher des projets de recherche de grande envergure », a-t-elle indiqué.
La question des infrastructures scientifiques a également occupé une place importante dans son intervention. Dre Fatoumata Sylla a annoncé que le projet UNIVLAB, actuellement en cours, contribuera à renforcer les capacités des laboratoires de recherche ainsi que des centres de documentation grâce à l’acquisition d’équipements modernes.
« La recherche scientifique ne peut se développer sans laboratoires performants et bien équipés. Avec les projets en cours, nous sommes convaincus que ces insuffisances seront bientôt levées », a-t-elle affirmé.

Pour la Directrice générale, la nouvelle orientation de la politique nationale de recherche repose désormais sur une approche davantage tournée vers les besoins des populations et les priorités de développement du pays.
« Nous ne faisons plus de la recherche pour la recherche. Nous faisons de la recherche pour impacter nos communautés, soutenir le développement socio-économique et apporter des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens », a-t-elle déclaré.
Elle a insisté sur la nécessité de rapprocher davantage la recherche scientifique du monde industriel et des acteurs économiques afin que les résultats des travaux scientifiques contribuent directement à la création de richesse et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
« Aujourd’hui, avec les centres de recherche et les centres de documentation dont dispose notre pays, nous sommes prêts à relever ce défi et à faire de la recherche un véritable moteur de développement », a-t-elle assuré.
Le ministère réaffirme son engagement en faveur de la recherche.

Présidant la cérémonie au nom de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dre Diaka Sidibé, le Secrétaire général du département, Facinet Conté, a rappelé le rôle stratégique que joue la recherche scientifique dans le développement des nations.
« La recherche scientifique constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers du développement économique, social et technologique. Elle est un facteur essentiel de compétitivité, de création de connaissances et de transformation durable de nos sociétés », a-t-il déclaré.
Il a souligné que, sous l’impulsion de la ministre Dre Diaka Sidibé, plusieurs réformes ont été engagées afin de renforcer la gouvernance, la qualité et la visibilité du système national de recherche scientifique.
Selon lui, le diagnostic présenté lors de cet atelier ne constitue pas une finalité, mais plutôt un outil d’aide à la décision destiné à fournir une vision claire et objective de l’état de la recherche scientifique en Guinée.
« Cet exercice doit nous permettre d’identifier les réformes prioritaires et les actions adaptées aux réalités du terrain. L’atelier d’aujourd’hui représente une étape décisive dans ce processus en favorisant le dialogue et la concertation entre les différents acteurs », a-t-il expliqué.
Facinet Conté a invité les participants à examiner avec attention les conclusions du rapport et à formuler des recommandations pertinentes afin de contribuer à l’amélioration du système national de recherche.

Au terme de son intervention, le Secrétaire général a réaffirmé l’ambition du ministère de bâtir un système national de recherche scientifique plus performant, davantage orienté vers les priorités nationales de développement et capable de produire des connaissances utiles à la société.
Il s’est dit convaincu que les recommandations issues de cet atelier permettront de renforcer la gouvernance des structures de recherche, d’améliorer leurs performances et d’accroître leur contribution au développement socio-économique de la Guinée.
Il a enfin salué le travail accompli par la Direction générale de la Recherche scientifique ainsi que par l’ensemble des équipes techniques ayant participé à la réalisation de cette mission diagnostique.
Avec ce bilan jugé globalement positif, les autorités entendent désormais accélérer la modernisation des institutions de recherche afin de faire de la science, de l’innovation et de la production de connaissances des piliers essentiels du développement durable de la Guinée.
Aboubacar Moussa Camara









