Confirmé ce lundi dans ses fonctions par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, Amadou Oury Bah entre dans l’histoire politique de la Guinée en devenant le chef du tout premier gouvernement de la Vᵉ République. Une reconduction hautement symbolique, qui intervient à un moment charnière de la transition et qui place le Premier ministre face à des attentes immenses, tant sur le plan institutionnel que social.

À la tête d’un gouvernement désormais resserré autour de 27 ministères et de deux secrétariats généraux, Bah Oury devra impulser une nouvelle dynamique, conciliant efficacité administrative, cohésion nationale et résultats concrets pour les populations. Conscient de l’enjeu, le Premier ministre a réagi avec émotion et gravité, plaçant ce nouveau mandat sous le signe de la responsabilité collective et de l’unité nationale.

Dans sa première prise de parole après l’annonce officielle, à travers une courte vidéo publiée sur son compte X, Amadou Oury Bah n’a pas dissimulé son émotion face à la décision présidentielle. Il a tenu à exprimer sa reconnaissance au Chef de l’État pour ce qu’il qualifie de « choix de continuité ».

« Je suis particulièrement ému d’abord pour le renouvellement de la confiance que le Président de la République, Mamadi Doumbouya, m’a une nouvelle fois gratifié », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre est également revenu sur les jours qui ont suivi la démission de son gouvernement, le 22 janvier dernier. Une période marquée, selon lui, par un élan de solidarité nationale et internationale qui l’a profondément touché.
« J’ai été particulièrement sensible ces trois derniers jours par les multiples manifestations de sympathie, d’encouragement et de félicitations », a-t-il confié, évoquant les nombreux messages reçus de ses compatriotes comme d’observateurs étrangers.
Pour Bah Oury, cette vague d’empathie dépasse le simple soutien personnel. Elle traduit, selon lui, une exigence claire de résultats. Les encouragements venus « d’horizons divers et de sensibilités diverses » constituent un message fort : celui d’une population en attente d’actions concrètes et de réponses à ses aspirations profondes.
« Cela veut dire que tout ce monde attend de moi une action qui permettra de répondre à leurs aspirations et à leurs besoins », a-t-il analysé, avant d’admettre avec lucidité :
« Tout cela m’a amené à prendre en compte ma charge, qui est devenue encore beaucoup plus lourde que par le passé. »
Face aux défis liés à la mise en place des institutions de la Vᵉ République, le Premier ministre ne sous-estime en rien l’ampleur de la tâche. « La tâche n’est pas facile », reconnaît-il, identifiant deux impératifs majeurs pour la réussite de l’action gouvernementale : la cohésion sociale, indispensable pour rassembler les Guinéens autour des réformes, et la stabilité, condition essentielle au développement économique et à l’attractivité du pays.
Dans un appel solennel à l’unité, Bah Oury a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective :
« Nous avons besoin de tout le monde », a-t-il martelé, priant pour avoir la force de « mettre en œuvre les attentes et les besoins que la population guinéenne exprime de tous ses vœux ».
Réaffirmant sa loyauté à la vision portée par le Président Mamadi Doumbouya, le Premier ministre promet de s’investir pleinement « pour l’intérêt du programme incarné par le Président », tout en gardant pour boussole la satisfaction des populations.
Disant mesurer « avec gravité » la mission qui lui est confiée, Amadou Oury Bah assure être désormais résolument tourné vers l’action, déterminé à faire avancer la Guinée, « avec l’aide de Dieu », dans cette nouvelle ère institutionnelle.

 

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