Dans une interview à la Radio Tropicale FM, un citoyen de Kaloum, Amadou Bah, a accusé le personnel médical du centre de santé de Koulewondy de négligence après la chute de son nouveau-né, qui a entraîné son décès. En réponse, une sage-femme présente lors de l’accouchement a contesté les faits et apporté des éclaircissements.
Lors de son passage dans l’émission Les Grosses Têtes de Radio Tropicale FM, Amadou Bah a raconté qu’après la naissance de son enfant, une sage-femme lui aurait expliqué que le nourrisson était tombé d’un petit panier dans la salle d’accouchement et avait ingéré de l’eau, avant de vomir. Malgré cet incident, l’enfant serait décédé dans la soirée, vers 19h. Face à ces accusations, notre rédaction a mené une enquête pour obtenir la version des sages-femmes impliquées. L’une d’entre elles, responsable de l’accouchement ce jour-là, a accepté de répondre et de clarifier les circonstances de cet événement tragique.
« L’enfant n’est pas tombé avec nous. Quand la femme est arrivée, elle est venue accompagnée de son mari à 7h44. Je l’ai examinée, et c’est moi qui ai dirigé l’accouchement. La femme était bel et bien en travail, et ce travail avait bien avancé, car elle avait déjà 9 centimètres. Tous les paramètres étaient bons, tant pour la mère que pour l’enfant. J’ai donc jugé nécessaire de procéder à l’accouchement en présence de leur sage-femme. Nous avons reçu l’enfant dans de bonnes conditions, j’ai effectué les soins nécessaires à l’enfant, puis je l’ai déposé sur le ventre de sa mère et l’ai couvert avec des pagnes. J’ai demandé à la maman de prendre son bébé, et nous avons terminé les soins avec elle. L’enfant n’est donc pas du tout tombé. En ce qui concerne les vaccinations des nouveau-nés, elles sont administrées dans les centres de santé les lundis, car un flacon de vaccin contient 20 doses, et on ne peut pas ouvrir un flacon pour un seul enfant. C’est pourquoi nous programmons les vaccinations pour les lundis. Je tiens également à préciser que notre centre ne dispose d’aucun panier pour transporter les nouveau-nés. », a expliqué Sabine Haba
Aboubacar Moussa Camara
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