Alghassimou Diallo actuel avocat général près la Cour Suprême se retrouve au cœur d’une procédure disciplinaire qui suscite de nombreuses réactions dans le milieu judiciaire et médiatique.

Interrogé ce mercredi 19 août 2026 sur cette décision, le porte-parole de la présidence, le général Amara Camara, a fermement défendu la mesure prise par le ministère de la Justice, estimant qu’elle relève du fonctionnement normal de l’administration.

Selon lui, le statut de magistrat ne saurait conférer une quelconque immunité disciplinaire. « M. Algassimou a été sanctionné, c’est un magistrat. Moi, je suis militaire. Dans mon métier, tous les jours, on nous sanctionne. La sanction fait partie de l’administration », a-t-il déclaré.

Le porte-parole de la présidence assure par ailleurs que la décision repose sur des faits « suffisants » et invite à ne pas déplacer le débat. « Qui est au-dessus de la loi en République de Guinée ? Personne ! », a-t-il martelé, défendant la nécessité d’un État où les règles s’appliquent à tous.

Pour Amara Camara, la véritable question n’est donc pas la sanction en elle-même, mais les faits qui l’ont motivée. Il invite ainsi les médias à approfondir leurs investigations afin d’établir les raisons précises de la mesure disciplinaire.

« Pourquoi il a été sanctionné ? C’est ça peut-être la question que vous auriez dû poser. […] Allez-y chercher les faits. Mais quiconque mérite une sanction sera sanctionné. C’est aussi clair que ça », a-t-il insisté.

Cette prise de position de la présidence intervient alors que la sanction visant le haut magistrat continue d’alimenter les interrogations sur les faits qui la sous-tendent et sur la portée de cette décision au sein de l’appareil judiciaire guinéen.

 

Aboubacar Moussa Camara