Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Aboubacar Kourouma, a présidé ce jeudi 20 août 2026 une réunion consacrée à la relecture de l’avant-projet portant régime juridique des parcs industriels en République de Guinée.

La rencontre a réuni des cadres de différents services du département, avec pour objectif de doter le pays d’un cadre juridique capable d’encadrer et de structurer le développement des parcs industriels. Une initiative qui s’inscrit dans la volonté des autorités d’accélérer l’industrialisation, de favoriser la transformation locale des matières premières et d’attirer davantage d’investissements.

À l’ouverture des travaux, le ministre Aboubacar Kourouma a replacé cette démarche dans le contexte du développement économique et durable du pays.

« C’est vrai que la Guinée a, je dirais, un embryon d’industrie, mais ce que nous souhaitons, c’est de structurer l’industrialisation de notre pays. C’est arriver à construire des domaines qui vont abriter les industries, ce qu’on appelle les parcs industriels, donc organiser les parcs industriels, attirer les investisseurs et les investissements dans ces parcs industriels. »

Pour le ministre, la mise en place de ces espaces doit permettre de faciliter l’installation des entreprises et surtout d’accélérer la transformation locale des ressources du pays.

« Et lorsque les parcs industriels sont réalisés, faciliter l’installation de ceux qui sont dans l’industrie. Et tout ça doit concourir à la transformation locale de nos matières premières. »

Aboubacar Kourouma a également rappelé que l’industrialisation constitue une priorité du chef de l’État, le président Mamadi Doumbouya, notamment à travers le pilier 1 du programme de développement responsable Simandou 2040.

« Comme vous le savez, l’industrialisation est une priorité du chef de l’État, le président Mamadi Doumbouya, qui l’a consacré d’ailleurs à l’industrie dans le pilier 1 du programme de développement responsable Simandou 2040. Et donc pour faciliter le développement de notre tissu industriel, il était important pour nous d’encourager, d’avoir un texte qui va régir, en tout cas réglementer l’installation ou la mise en place des parcs industriels. »

Le ministre a par ailleurs fait état de l’intérêt croissant des investisseurs pour le développement industriel en Guinée, tout en soulignant la nécessité de mettre en place un cadre juridique adapté.

« Aujourd’hui, on a, comme vous le savez, sous le leadership du chef de l’État, beaucoup d’investisseurs qui frappent à nos portes. Il y en a qui sont intéressés par l’industrialisation, par la réalisation des parcs industriels, mais on avait un vide juridique. Ce vide juridique, c’est ce que nous souhaitons combler par le lancement des travaux de relecture de l’avant-projet sur les parcs industriels. »

L’ambition du département est de faire de la Guinée une destination attractive pour les investissements industriels, en mettant l’accent sur la sécurisation des capitaux, la simplification des procédures et une meilleure coordination des services publics.

 

« Nous souhaitons avoir un texte qui soit attractif. Nous souhaitons que la Guinée soit le choix numéro un de tous les investisseurs qui souhaitent venir mettre leur argent dans le développement industriel. Et pour ce faire, le travail nous revient de créer les mesures de sécurisation de l’investissement de tous les investisseurs, de faciliter l’installation, de simplifier les procédures, donc de mettre ensemble toutes les entités de l’État qui travaillent ou travailleront dans ce domaine-là. »

Au-delà de l’attraction des grands investisseurs, le ministre souhaite également que les futurs parcs industriels puissent profiter aux PME et aux jeunes porteurs de projets.

« L’espoir aussi, c’est vraiment attirer les investisseurs, mais c’est faire aussi en sorte que nos PME, que nos jeunes porteurs d’innovation, porteurs de projets structurants, puissent avoir un espace où ils pourront développer leurs produits, où ils pourront s’épanouir, où ils pourront faire montre de leur intelligence et de leur capacité à innover. »

En conclusion, Aboubacar Kourouma a appelé les cadres et les différentes structures impliquées dans le processus à accélérer les travaux, compte tenu de l’intérêt déjà manifesté par des investisseurs.

 

« Alors, l’appel à lancer à tous les organes qui vont intervenir dans le processus de validation de cette loi sur la part industrielle, c’est de leur dire que le temps nous est compté, le temps ne nous attend pas. Il y a des investisseurs qui frappent déjà à nos portes. »

 

Le ministre a insisté sur la nécessité d’une démarche inclusive associant l’ensemble des structures de l’État concernées par la question des parcs industriels.

« Donc c’est aller bien et vite, aller avec célérité, regarder tout ce que nous devons regarder, c’est pourquoi nous sommes en train d’aller vers une démarche inclusive. On réunit déjà toutes les structures de l’État qui sont concernées par la question des parcs. »

 

L’objectif, selon lui, est de permettre à la Guinée de disposer rapidement d’un cadre juridique et réglementaire susceptible de faciliter l’investissement et l’installation des entreprises dans les parcs industriels.

« Nous souhaitons que le processus s’accélère pour que, dans un horizon très, très, très proche, la Guinée puisse se doter d’un arsenal juridique et réglementaire qui puisse faciliter l’investissement dans les parcs industriels. »

 

Aboubacar Moussa Camara