Le Procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a expliqué les motifs ayant conduit son parquet à requérir une peine de cinq ans d’emprisonnement contre l’ex-premier ministre Kassory Fofana. Ce dernier est accusé de détournement de 15 milliards de francs guinéens dans le cadre du projet MAMRI (Mission d’appui à la mobilisation des ressources intérieures). Selon Aly Touré, les faits sont d’une gravité suffisante pour justifier cette requête, soulignant qu’en cas de cumul des infractions, la condamnation aurait pu atteindre 50 ans de prison.
« Le ministère public que nous représentons à la barre a demandé à ce que le prévenu soit condamné à 5 ans d’emprisonnement et à une amende de 5 milliards de francs guinéens. Nous estimons que c’est juste le minimum pour un individu qui est poursuivi pour des faits de détournement de deniers publics. Et nous espérons que la chambre de jugement va nous suivre pour que plus jamais dans notre pays des choses comme ça, se reproduisent », a déclaré l’empereur des poursuites à la Crief.
« C’est parce que simplement notre loi n’admet pas le cumul d’infractions, sinon, la condamnation allait être jusqu’à 50 ans. Mais vu qu’on ne fait pas de cumul de peines dans notre pays, il faut prendre la peine attachée à l’infraction la plus grave. C’est pourquoi nous avons pris 5 ans que nous estimons être vraiment à la hauteur des faits qui ont été poursuivis par notre parquet », a-t-il justifié, affirmant que son parquet n’a rien inventé dans ce dossier.
N’sira Sylla









