C’est un acte de violence qui choque et indigne la communauté médiatique guinéenne. Daouda Bah, journaliste sportif à la RTG et figure active du syndicat de la radio-télévision nationale, a été victime d’une agression brutale dans la soirée du lundi 25 août, alors qu’il rentrait chez lui.

L’incident s’est produit dans le quartier Bomboly, sur la très fréquentée route Le Prince. Selon les premiers témoignages, un groupe de jeunes non identifiés aurait attaqué le journaliste sans motif apparent, lui infligeant une grave blessure à l’œil gauche. La victime a été immédiatement évacuée au CHU Donka, où elle est actuellement prise en charge par une équipe médicale.

Le lendemain, mardi 26 août, le ministre de l’Information et de la CommunicationFana Soumah, s’est rendu au chevet de Daouda Bah pour lui témoigner sa solidarité, ainsi qu’à sa famille et ses collègues. Très affecté par l’état de santé du journaliste, le ministre a fermement condamné l’agression, la qualifiant d’« acte inacceptable, lâche et intolérable dans un État de droit ».

Il a également salué le professionnalisme du personnel médical du CHU Donka et a assuré que toutes les dispositions nécessaires avaient été prises en coordination avec le ministère des Finances pour une prise en charge médicale intégrale de la victime.

Aux côtés du ministre, plusieurs collègues de la RTG se sont déplacés pour soutenir leur confrère et camarade syndicaliste. Une mobilisation symbolique mais forte, en signe d’unité et de solidarité dans un contexte où les professionnels des médias réclament davantage de sécurité dans l’exercice de leur mission.

De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour appeler les autorités judiciaires à ouvrir une enquête rapide et rigoureuse, afin d’identifier les auteurs de cette agression et de les traduire en justice. Le service communication du ministère a, de son côté, appelé à une prise de conscience collective pour mieux protéger les journalistes, garants de l’information et de la liberté d’expression.

Alors que le mobile de l’agression reste flou, certains y voient un possible message d’intimidation à l’encontre d’un leader syndical actif, connu pour ses prises de position au sein de la RTG. Si cette hypothèse devait se confirmer, l’affaire pourrait prendre une tournure plus grave encore, touchant à la liberté de la presse et à la protection des droits syndicaux en Guinée.

Un acte de violence qui ne peut rester impuni. L’enjeu dépasse la seule personne de Daouda Bah : c’est toute la profession qui se sent aujourd’hui menacée.

 

 

Ledenonciateur224.com