La 3ᵉ Conférence Technique Sous-Régionale de l’Audit Interne s’est achevée ce samedi 26 avril, après deux journées intenses de travaux à Conakry.
Cet événement d’envergure a réuni de nombreux auditeurs internes venus de Guinée et de plusieurs pays de la sous-région. Les participants ont échangé autour de thématiques majeures liées à la profession, en mettant en avant l’intérêt pour l’État guinéen d’institutionnaliser des postes de contrôle dans l’ensemble des départements ministériels, mais aussi dans certains secteurs privés.
À l’issue des travaux, Alimou Diallo, auditeur interne guinéen, a partagé ses impressions et ses attentes vis-à-vis des recommandations émises :

« C’est un sentiment de satisfaction qui nous anime à l’issue de cette conférence. Nous espérons que les recommandations et les bonnes pratiques partagées durant ces journées nous permettront de mieux planifier nos missions d’audit, de renforcer le partage de nos rapports, et d’être reconnus comme des interlocuteurs valables auprès de l’État guinéen et de ses partenaires pour toutes les questions relatives à l’audit. Comme vous le savez, les dispositifs de contrôle sont souvent mal perçus. Cette rencontre a été une occasion d’expliquer aux responsables concernés l’importance des bonnes pratiques et l’évolution des normes dans notre métier. »,a-t-il fait savoir avant d’ajouter ceci « Il faut aussi encourager la formation continue, notamment en rejoignant l’Association Guinéenne des Auditeurs (AGA), qui joue un rôle central sur toutes les questions de normes, de codes de contrôle et de renforcement des capacités à travers des séminaires ciblés. J’invite l’État guinéen à s’impliquer davantage et à accompagner les auditeurs internes ainsi que les corps de contrôle, afin que la Guinée s’aligne sur les standards en vigueur dans les pays de la sous-région et à l’échelle internationale. », a sollicité M. Alimou Diallo
Il faut souligner que dans de nombreuses structures, notamment dans les banques et les assurances, ces postes existent déjà. Ils répondent à des normes établies par des régulateurs et institutions spécialisées. Toutefois, il est crucial que l’État élargisse cette dynamique au secteur public en instaurant, dans tous les départements, des postes dédiés à la lutte contre les dérives et à la maîtrise des risques. Cela nécessite des compétences pointues, des moyens adéquats, et des formations adaptées, pour garantir l’efficacité des organes de contrôle.
Il faut noter que c’est le ministre des transports porte-parole du gouvernement Ousmane Gaoual Diallo qui a présidé cette cérémonie de clôture
A M C pour Ledenonciateur224.com









