L’annonce de la mise en vente aux enchères publiques, prévue pour le jeudi 29 mai 2025, d’immeubles et d’usines d’anacarde confisqués à l’ancien ministre de la Défense Dr Mohamed Diané, alimente une vive controverse en Guinée. Cette opération, initiée par l’Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Saisis et Confisqués (AGRASC), se heurte à une forte opposition de la défense.

Les avocats de M. Diané dénoncent une procédure précipitée, qualifiée de « fuite en avant », alors que le dossier est encore en instance d’appel devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). Selon eux, cette vente enfreint le principe de la présomption d’innocence et pourrait être juridiquement contestable.

Pour calmer la polémique et clarifier les fondements légaux de cette décision, le directeur général de l’AGRASC, Alpha Seny Camara, tiendra un point de presse le lundi 26 mai à son siège. Cet ancien procureur compte y exposer les justifications juridiques de l’acte, dans un souci de transparence et de pédagogie.