Ce samedi 5 avril 2025, lors de l’émission Sports Débats sur la RTG, Bouba Sampil, Président de la Fédération Guinéenne de Football (FÉGUIFOOT), s’est exprimé en direct sur son parcours et sa gestion à la tête de l’instance dirigeante du football guinéen. Elu le 6 janvier 2024, il s’agissait de sa première sortie médiatique après plus d’un an et deux mois de présidence. Un moment très attendu, où il a abordé plusieurs sujets sensibles, apportant des éclaircissements sur des décisions cruciales. Interrogé par les journalistes sur les aspects clés de sa gouvernance, Bouba Sampil a évoqué les enjeux majeurs et les défis qui ont marqué son mandat à la FGF.

<< On a été élu le 06 Janvier. Et, dans la foulée, on s’est retrouvé dans une situation ou tout il faut régler en catastrophe. Et, on s’est dit, il faut préparer la CAN (2023), avancer avec les projets c’est-à-dire le plan stratégique. Il se base sur une durée de (4) ans qui couvre le mandat. Nous avons concocté un budget déjà qui était en rapport direct avec ce plan stratégique et adopté par la (FIFA). Nous avons fait une première à la (CAN) passée. Ce qui était une qualification historique en quart de finale. Et, nous avons travaillé pour avoir une qualification pour les jeux olympiques. Mais pourquoi on se lance dans la refondation du football. Il n’y a pas de refondation sans infrastructures. Alors, avec mon expérience, il était question de s’ateller aux questions des infrastructures sportives. Pour la première fois en Guinée qu’une fédération s’engage, avec le soutien de l’État et de la FIFA, à mettre en place tout de suite de trois terrains synthétiques. Nous avons mis en place un système de formation. Parce que sans formation, je ne crois pas qu’on puisse arriver à faire évoluer le football guinéen. Nous l’avons pris dans une situation un peu difficile. Parce qu’il y avait une directoire technique mais pas une direction technique. Et, il fallait mettre une direction technique parce que moi tout ce qui est technique, étant président, je me dis c’est impossible de mener l’idée. Et, il fallait mettre une direction forte. Aujourd’hui, c’est une direction très forte, ça dépasse tous les commentaires. Aujourd’hui, on est à plusieurs centaines de diplômes D, on est sur les diplômes (C). On a mis des ateliers pour avoir les diplômes requis sur Licence (A). Ces licences A, une première d’ailleurs, nous avons fait un travail sérieux pour que nos techniciens puissent êtres formés sur place. En matière de développement c’est ce que j’appelle refondation. Refonder, pour nous en football, c’est de changer vraiment les habitudes. Nous sommes engagés, aller en profondeur dans la formation, à mener des ateliers, pour pouvoir former d’avantage d’autres techniciens. Cette refondation est en marche. >>, mentinne Bouba Sampil

Interrogé sur le conflit interne, le patron de la fédération répond << Je ne crois pas que quelqu’un soit exclu dans ce système. Moi, je suis de quelqu’un très ouvert. Dès l’entame de mon mandat, le ministre des sports Bogola Haba a demandé de bien tendre la main à tout le monde. J’ai fait la visite chez KPC, Mathurin et Antonio. C’est les mécènes majeurs dans le football guinéen. G47, je n’y crois plus. Je crois plutôt aux acteurs du football. Et, ces appellations nous amène à la division. Moi, je lutte contre cette division. >>, dit Bouba Sampil dans une interview accordée aux journalistes après l’émission.

N’sira Sylla