Lors de l’assemblée générale de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo mobilise ses militants pour une résistance pacifique contre le régime militaire, malgré les dangers.
Ce samedi 28 décembre 2024, lors de l’assemblée générale de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo a lancé un appel vidéo dans lequel il reconnaît les risques liés aux manifestations mais appelle fermement ses militants à sortir le 6 janvier. Il a dénoncé les violations répétées des droits humains et le non-respect des engagements pris par la junte militaire au moment de sa prise de pouvoir. Dans un message poignant, il a exhorté les citoyens à continuer de se battre pour la restauration de l’ordre constitutionnel, malgré les dangers que pourrait comporter cette mobilisation.
« Malgré les difficultés, nous vous exhortons à combattre. C’est des risques que vous prenez, vous le prenez pour le peuple de Guinée, pas seulement celui de Cellou Dalein. Nous voulons que notre société soit une société démocratique, où le droit du peuple de choisir ses dirigeants au niveau local, au niveau législatif, au niveau de l’exécutif, soit respecté. C’est très simple. Vous avez vu ce qui s’est passé récemment au Ghana, ce qui s’est passé au Sénégal, qui sont des pays exemplaires en matière de démocratie. Nous voulons que notre pays soit comme ça, qu’il y ait l’alternance par les urnes, qu’il y ait l’accession au pouvoir par les urnes, avec des élections transparentes et crédibles, pour que le peuple puisse choisir ses dirigeants et le sanctionner par les urnes, si nécessaire, sans la violence, sans la discrimination, sans le tribalisme que nous connaissons. Nous voulons que notre pays soit comme ça. Et ça, nous devons mener le combat ». dit-il
Plus loin, Cellou Dalein rassure « Je vais vous dire tout de suite, le mot d’ordre lancé par les forces vives de Guinée pour le 06 janvier, naturellement, vous le savez, l’UFDG est membre de l’ANAD qui est membre des forces vives, et bien l’UFDG doit contribuer à cette lutte pour satisfaire les exigences. Nous voulons demander le départ de la junte parce qu’il n’a respecté aucun engagement. Il faut que vous soyez prêts. Il ne s’agit pas d’exercer de la violence, il ne s’agit pas de casser des voitures, il ne s’agit pas d’agresser des usagers ou des riverains de la route. Il s’agit de montrer qu’on n’est pas content et qu’on exige que la junte rende le pouvoir à une transition civile qui va organiser les élections et restituer au peuple le droit de choisir ses dirigeants avec la diligence que la crise actuelle requiert. Nous comptons sur vous et vous n’avez pas eu peur jusqu’à présent. Il ne faut pas avoir peur. Je sais que les risques sont énormes. Je n’ignore pas l’intimidation dont vous êtes l’objet, les arrestations, même ces opérations de disparition forcée dont ont été victime, Foniké Menguè, Billo Bah, Marouane Camara, où les arrestations arbitraires dont Aliou Bah a été victime avant-hier, où les disparitions suspectes dans les prisons dont le général Sadiba Koulibaly a été victime, avait amené au même titre que le colonel Célestin Pilivogui, au même titre que le docteur Dioubaté accusé d’avoir déchiré ou brûlé une éffigie à Kankan, il a été tué et son corps a été rendu à sa famille. Nous ne voulons pas ça pour la Guinée. Que ça ne soit à personne, que personne ne subisse ces violations flagrantes du titre des droits de l’homme. 60 jeunes ont été abattus sur l’axe. Le premier droit de l’homme, c’est le droit à la vie. C’est ça. Ces disparitions forcées, il faut protester contre, avec courage, en prenant les risques qu’il faut et je sais qu’à cet égard, on peut compter sur l’UFDG», a-t-il lancé
Alpha Soumah