À la veille d’un match décisif face à l’Afrique du Sud, comptant pour la 3ᵉ journée du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2024, le sélectionneur de l’équipe locale de Guinée, Souleymane Abedi Camara, s’est présenté en conférence de presse pour évoquer cette rencontre cruciale. Au-delà des considérations sportives, l’actualité de la sélection guinéenne a été marquée par deux sujets sensibles : des rumeurs de tensions autour des primes et une intoxication alimentaire présumée ayant affecté certains joueurs.

Face aux journalistes, le technicien guinéen s’est voulu à la fois lucide, combatif et protecteur envers son groupe.« Après avoir pris une claque, il ne sert à rien de revenir dessus. Les matchs ne se ressemblent pas. Demain, nous jouons contre l’une des meilleures équipes africaines en termes d’expertise locale. Mais sur le terrain, c’est 11 contre 11. »

En effet, battue lors de la précédente journée, la Guinée aborde cette troisième confrontation avec l’obligation de s’imposer pour espérer une qualification au tour suivant.« Nous ne sommes pas encore éliminés. Nous sommes troisièmes et toujours dans la course. Il faut impérativement gagner, plutôt que chercher le match nul. L’objectif est clair : se relancer dans la compétition. »

Une mise au point ferme sur l’affaire des primes

Interrogé sur l’affaire des primes, Abedi Camara a tenu à éteindre toute polémique, en prenant la parole à la place des joueurs pour éviter toute distraction à la veille de ce rendez-vous crucial.« Excusez-moi. Je préfère répondre à la place du joueur, s’il vous plaît. Avec tout le respect que je vous dois, je ne veux pas que les joueurs soient impliqués dans l’affaire des primes. »

Conscient de la déception provoquée par la précédente défaite, le sélectionneur a recentré le débat sur les enjeux sportifs et la nécessité de remobiliser l’effectif.« Aujourd’hui, nous avons pris une claque. Ce n’est pas le moment de parler de primes, mais de comment relever le défi. Après le match, je vous ai regardés en face, mais je savais ce que je ressentais derrière le micro. Après une telle défaite, croiser le regard de ses compatriotes guinéens est très difficile. »

Abedi a poursuivi en insistant sur l’importance de l’unité du groupe et de la concentration avant un match qui pourrait changer le destin de leur parcours dans ce CHAN.« Est-ce qu’il faut parler des primes aujourd’hui ? Ou bien chercher à gagner pour se relancer dans la course ? Pour moi, la priorité est claire : nous n’avons même pas évoqué ce genre de questions avec les joueurs. Ils doivent se concentrer sur le résultat. »

Enfin, le sélectionneur a conclu en appelant à la responsabilité de la Fédération, tout en soulignant que chacun au sein de la délégation connaît son rôle.« Nous ne voulons pas rentrer tôt en vacances et suivre la compétition à la télévision. Donc, aujourd’hui, je ne veux pas parler de l’affaire des primes. Chacun connaît ses droits et ses devoirs. Nous avons discuté de la qualification, et je crois que c’est à la Fédération guinéenne de football de mettre les joueurs dans les meilleures conditions. »

 

 

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