En prélude aux prochaines échéances électorales, le code électoral guinéen connaît d’importantes innovations. Lors d’une formation organisée ce jeudi à l’intention des hommes de médias, Mohamed Aly Condé, conseiller juridique de la Direction générale des élections, a confirmé que plusieurs changements majeurs ont été introduits par le législateur.

La principale nouveauté porte sur l’introduction, pour la première fois en Guinée, du vote électronique. Celui-ci sera appliqué de manière expérimentale et exclusivement pour les Guinéens établis à l’étranger. Cette mesure prendra effet dès les prochaines élections législatives.

Autre innovation notable : la possibilité de candidature indépendante, accompagnée d’un système de parrainage, désormais admis aussi bien pour la présidentielle que pour les législatives.

  • Pour la présidentielle, un candidat indépendant devra obtenir le parrainage de 30 % des maires, répartis dans au moins 70 % des communes du pays.
  • Pour les législatives nationales, le parrainage requis est fixé à 5 % des conseillers régionaux et 5 % des conseillers nationaux.

Dans tous les cas, il est strictement interdit à un maire de parrainer deux candidats simultanément : une telle irrégularité entraînera l’annulation pure et simple de la candidature concernée.

Le nouveau code électoral introduit également une avancée majeure concernant la représentation extérieure : la députation des Guinéens établis à l’étranger. Désormais, les ressortissants guinéens vivant hors du pays peuvent eux-mêmes se porter candidats. Cinq sièges seront créés, chacun représentant un continent — Afrique, Europe, Amérique, Asie et Australie — soit un député par zone géographique.

Ces réformes marquent une étape significative dans la modernisation du système électoral guinéen, avec l’ambition d’inclure davantage la diaspora et de diversifier les mécanismes de candidature.

 

Mohamed Amine C