Conakry s’apprête à devenir, le temps d’un sommet régional, le centre des efforts diplomatiques visant à désamorcer les tensions frontalières latentes entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. À l’invitation des autorités guinéennes, plusieurs chefs d’État de la sous-région sont arrivés dans la capitale pour une rencontre de haut niveau consacrée à la stabilité et à la coopération entre les pays membres de l’Union du Fleuve Mano.
Le président sierra-léonais, Julius Maada Bio, et son homologue libérien, Joseph Boakai, sont déjà à Conakry. Les discussions devraient porter principalement sur les différends frontaliers persistants entre les trois pays, mais aussi sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération sécuritaire et économique dans l’espace du Fleuve Mano.
Ces tensions, parfois alimentées par des questions de délimitation territoriale, de circulation des populations ou encore d’exploitation de ressources dans les zones frontalières, préoccupent les autorités régionales. Les dirigeants entendent donc privilégier le dialogue politique afin d’éviter toute escalade et préserver la stabilité dans cette zone stratégique d’Afrique de l’Ouest.
Créée pour renforcer l’intégration et la coopération entre les pays riverains, Mano River Union — qui regroupe la Guinea, le Liberia, la Sierra Leone et la Côte d’Ivoire — joue depuis plusieurs années un rôle clé dans la promotion de la paix, de la sécurité et du développement économique dans la sous-région.
À travers ce sommet de Conakry, les chefs d’État espèrent non seulement apaiser les crispations frontalières, mais aussi relancer la dynamique de coopération au sein de l’organisation. La rencontre devrait déboucher sur des engagements concrets visant à renforcer la confiance entre les pays membres et à consolider la stabilité dans l’espace du Fleuve Mano.

 

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