Le 30 décembre 2024, un groupe d’enseignants-chercheurs a manifesté devant le ministère de l’Enseignement supérieur à Conakry pour exprimer leur mécontentement face à des pratiques qu’ils jugent injustes et discriminatoires. Brandissant des banderoles affichant des revendications telles que « À bas l’injustice », « À bas l’exploitation intellectuelle » et « Rétablissez les enseignants-chercheurs retirés de la liste dans leur droit », les manifestants ont dénoncé leur exclusion des récentes démarches administratives visant à les intégrer dans la fonction publique. Nombre d’entre eux, homologués depuis plus de 10 ans, se disent victimes de négligence et de lenteur dans le processus de reconnaissance de leurs droits.

 

Les protestataires ont également mis en lumière des accusations de corruption dans les recrutements au sein des universités de Gamal Abdel Nasser et de Sonfonia, qu’ils considèrent comme un problème structurel, entravant l’équité et la transparence. Dans leurs interventions, ils ont appelé à une révision urgente des procédures administratives et à une réforme du système éducatif, insistant sur la nécessité de réintégrer ces enseignants dans le corps de la fonction publique pour reconnaître pleinement leurs années de service.

 

Cette manifestation reflète une insatisfaction croissante face à l’inefficacité et à la partialité du processus d’intégration, et un appel fort pour un changement dans la gestion des enseignants-chercheurs en Guinée.

 

 

N’sira Sylla