La capitale guinéenne a vécu une nuit cauchemardesque. De fortes pluies, tombées dans la nuit de mercredi à jeudi, ont provoqué de graves inondations dans plusieurs quartiers de la ville, causant la mort d’au moins quatre personnes, selon un bilan provisoire communiqué par les autorités policières.
À Sankoumbaya (Sangoyah), deux personnes ont perdu la vie dans l’effondrement d’un mur sous la pression des eaux. Un drame similaire s’est produit à Kissoso, où deux autres victimes ont été signalées. Ces nouvelles pertes humaines viennent alourdir un bilan déjà préoccupant : depuis le début du mois de juin, près de vingt personnes ont trouvé la mort dans des circonstances liées aux inondations à Conakry.
Les pluies torrentielles ont entraîné d’importants débordements dans plusieurs zones de la capitale. Enta, Tombolia et Kobaya figurent parmi les secteurs les plus durement touchés. Les eaux ont envahi les habitations, détruisant meubles, effets personnels, et emportant parfois tout sur leur passage.
Des centaines de personnes se retrouvent sinistrées, livrées à elles-mêmes dans des conditions précaires, sans abri ni assistance immédiate. Des appels à l’aide se multiplient sur les réseaux sociaux et au sein des communautés locales, en l’absence d’une intervention rapide des services de secours.
Chaque saison des pluies ramène son lot de drames à Conakry, où les problèmes d’urbanisation anarchique, de drainage insuffisant et d’occupation des zones inondables aggravent les risques. Malgré les multiples alertes des organisations de la société civile et des citoyens, les infrastructures restent largement inadaptées pour faire face aux épisodes pluviométriques de plus en plus violents.
Face à cette tragédie, les habitants des quartiers touchés appellent les autorités à réagir avec urgence, non seulement pour apporter des secours aux sinistrés, mais aussi pour mettre en place des mesures structurelles durables afin d’éviter que de telles catastrophes ne se répètent année après année.
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