Le Parquet spécial du Tribunal pour Enfants de Conakry a publié ce mardi un communiqué rappelant, avec force et solennité, l’interdiction absolue faite aux mineurs de moins de 18 ans d’accéder à certains lieux de loisirs dans la capitale.
Cette mesure concerne spécifiquement les bars, boîtes de nuit, hôtels, maisons closes, plages, salles de spectacles, ainsi que tout autre espace assimilé.
Une interdiction fondée sur le Code de l’Enfant
Le Parquet précise que cette décision s’appuie strictement sur les articles 790, 791, 792, 793 et 794 du Code de l’Enfant, qui protègent les mineurs contre les environnements susceptibles de porter atteinte à leur sécurité, leur moralité ou leur développement.
Les parents et tuteurs rappelés à leurs responsabilités
Le communiqué insiste également sur les obligations légales des parents, tuteurs et détenteurs de l’autorité parentale.
Il leur est rappelé qu’ils doivent veiller à ce que les mineurs ne circulent pas seuls la nuit, et qu’ils sont tenus d’assurer leur surveillance, protection et sécurité en toutes circonstances.
Avertissement aux gérants des établissements de loisirs
Les propriétaires et exploitants des lieux concernés sont exhortés à faire respecter, sans aucune exception, les prescriptions du Code de l’Enfant.
Le Parquet prévient qu’il engagera immédiatement des poursuites judiciaires contre tout contrevenant — qu’il s’agisse d’une personne physique ou morale.
Renforcement des contrôles
Les officiers de police judiciaire et toutes les unités compétentes sont instruits de procéder à des contrôles rigoureux pour garantir l’application stricte de cette interdiction, dans l’intérêt supérieur des enfants et au nom de la préservation de l’ordre public et de la moralité.
Aboubacar Moussa Camara









