À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce vendredi 3 octobre 2025, le ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi (METFP) a officiellement annoncé le déroulement du concours d’accès aux établissements d’enseignement technique et de formation professionnelle. L’événement se tiendra du lundi 6 au dimanche 12 octobre, sur l’ensemble du territoire national.
Le secrétaire général du METFP, Julien Yombouno, accompagné de plusieurs cadres du département, a précisé que les candidats seront répartis dans 36 centres d’examen, couvrant l’intégralité des préfectures du pays. Conakry, capitale et principal pôle d’accueil, compte à elle seule trois centres : l’École nationale des arts et métiers (ENAM, Matam), l’ENSAC et le CFP Camara Laye (Dixinn).
« À ce jour, un tiers des candidats inscrits sont des filles, soit 33 %, un chiffre encourageant qui traduit les efforts en matière d’inclusion et d’équité dans l’accès à la formation technique », a souligné Julien Yombouno.
Un concours numérique bien rodé
Le chef du service des examens, Sékou 2 Camara, a confirmé le maintien du format numérique instauré précédemment. Les épreuves se dérouleront sur tablettes, avec des configurations techniques déjà finalisées par la Direction du numérique.
« Aucun changement majeur par rapport à l’année dernière. La nouveauté concerne l’organisation des épreuves. Le concours des écoles de santé a été décalé. Nous commencerons par les concours techniques, puis ceux des écoles de santé suivront », a-t-il précisé.
La dernière journée, le samedi, sera exclusivement réservée aux épreuves des écoles de santé en BTS et en TC, tandis que le dimanche sera dédié aux techniciens de santé communautaire, pour clore la session.
Les préparatifs sont bien avancés sur tout le territoire. Chaque centre dispose de toutes les mesures d’encadrement nécessaires : personnel de surveillance, sécurité, encadrement sanitaire.
« Les coordinateurs sont déjà sur le terrain depuis jeudi pour garantir le bon déroulement des épreuves dès le lundi matin », a assuré le responsable du département.
Une autre annonce majeure concerne les conditions d’admission aux écoles privées de santé, souvent critiquées pour leur laxisme. Désormais, le baccalauréat est requis pour se présenter au BTS, une mesure qui vise à rehausser la qualité de la formation et à mettre fin aux dérives constatées.
« Il est inacceptable que des élèves de 9e année se retrouvent dans des écoles privées de santé. Cette pratique est désormais proscrite. Le ministère sera intransigeant sur ce point », a martelé Julien Yombouno.
Ce concours marque une nouvelle étape dans la réforme du secteur de l’enseignement technique et professionnel en Guinée, alliant modernisation, rigueur et inclusion. Le METFP entend ainsi garantir un accès équitable à une formation de qualité, tout en renforçant le niveau d’exigence pour les filières sensibles comme la santé.
AMC









