Un atelier de formation consacré au renforcement des capacités professionnelles des médias publics et privés en matière de couverture des élections s’est tenu à Conakry, du jeudi 18 au vendredi 19 décembre 2025. L’initiative est portée par le Centre de formation et de perfectionnement en techniques de l’information et de la communication (CFPTIC) et s’est déroulée dans la salle multimédia du ministère de l’Information et de la Communication.

Cette session de formation visait essentiellement à améliorer les compétences des journalistes dans les techniques de collecte, de traitement et de diffusion de l’information en période électorale, un contexte souvent sensible et déterminant pour la stabilité sociale et démocratique du pays.

Durant les échanges interactifs entre formateurs et participants, plusieurs thématiques clés ont été abordées afin de mettre en lumière la responsabilité du journaliste en période électorale. Il a notamment été question du respect du cadre légal des élections, de la lutte contre la désinformation, des discours de haine, ainsi que de la maîtrise des émissions interactives, afin d’éviter les dérapages susceptibles de fragiliser le vivre-ensemble.

Prenant la parole, le directeur du CFPTIC, M. Abdoulaye Djibril Diallo, a exprimé sa satisfaction quant à l’atteinte des objectifs du centre et à l’engagement des participants.

« Mesdames et messieurs, collaborateurs et collaboratrices des médias publics et privés, nous sommes dans une République et, dans une République, chacun a sa mission. Notre mission, en tant que centre de formation, est de renforcer les compétences professionnelles des agents du secteur de l’information et de la communication. Cette mission, nous avons pris l’engagement de l’assumer.

Aujourd’hui, nous pouvons exprimer notre satisfaction : en l’espace de trois mois, nous avons pu initier et renforcer les compétences de près de 300 salles de rédaction en techniques de couverture des élections, avec une bonne connaissance du cadre légal électoral, mais aussi en matière de collecte, de traitement et de diffusion de l’information liée à la présidentielle.
Ce mérite revient à l’équipe dynamique du CFPTIC qui se bat chaque jour pour que notre mission régalienne ne soit pas laissée pour compte. Je vous remercie pour votre déplacement. »

Poursuivant son intervention, le directeur du CFPTIC a insisté sur l’éthique, le sens de la responsabilité et le professionnalisme qui doivent guider l’action des hommes et femmes de médias, particulièrement en cette période électorale.

« Nous avons rencontré des journalistes venus des quatre coins de la République de Guinée, mais animés par une même volonté : renforcer leurs compétences. Le journaliste doit se remettre en cause tous les jours, s’adapter à l’actualité, à l’environnement et au contexte.

Aujourd’hui, ce contexte est dominé par les élections. C’est pourquoi nous avons proposé des thématiques d’actualité. Vous avez compris qu’avec le fact-checking, on peut traquer et prévenir les dérives communicationnelles qui portent atteinte à l’équilibre social et au vivre-ensemble. En luttant contre les discours de haine, on contribue à la stabilité de la nation.
En maîtrisant les techniques d’animation des émissions interactives, on peut éviter de mettre en scène des réalités susceptibles de compromettre la paix sociale et nationale. J’ose croire qu’au sortir de cette rencontre, la couverture médiatique se fera sur fond de professionnalisme et de responsabilité. Vous pouvez être des remparts de la République pour une libre circulation de l’information et une communication au service de la paix. »

À travers cet atelier, le CFPTIC réaffirme son rôle central dans la professionnalisation des médias guinéens et sa contribution à une couverture électorale apaisée, gage de stabilité et de cohésion sociale dans le contexte actuel de l’évolution du pays.

 

N’sira Sylla