Lors de l’assemblée générale du samedi 19 décembre 2025, Aboubacar Soumah, président du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), a vivement critiqué Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l’éducation (SNE), en l’accusant d’avoir détourné plus d’un milliard de francs guinéens. Cette somme, selon Soumah, aurait été destinée à soutenir l’inter-syndicale de l’éducation et à payer les enseignants contractuels en dehors de Conakry. Soumah affirme que cette accusation ne repose pas sur des rumeurs mais sur une déclaration directe du ministre de l’Administration du territoire, Mory Condé, faite en présence d’autres responsables syndicaux.
Soumah a également critiqué le déroulement des négociations entre l’intersyndicale et le gouvernement, affirmant que la grève lancée par certains syndicats, comme le SNE, n’a pas eu l’effet escompté. Contrairement à la grève qui n’a pas été suivie par les membres du SLECG, Soumah a souligné que les enseignants ont respecté les instructions de leur syndicat en continuant à travailler.
Concernant le protocole d’accord signé entre les syndicats et le gouvernement, Soumah estime qu’il a été mal interprété par certains responsables syndicaux, induisant ainsi les enseignants en erreur. Il a insisté sur le fait que les négociations se poursuivent et ont permis des avancées notables, notamment une augmentation substantielle des primes pour les enseignants, ainsi que des mesures pour intégrer les enseignants contractuels à la fonction publique par concours pratique.
En ce qui concerne le statut particulier de l’éducation, Soumah a expliqué que la signature de ce document n’est pas possible tant que toutes les préoccupations du système éducatif, notamment celles de l’enseignement supérieur, ne sont pas prises en compte.
Enfin, en réponse aux menaces de poursuites judiciaires pour diffamation de Michel Pépé Balamou, Soumah a réaffirmé que ses accusations étaient fondées sur des informations transmises par le ministre Mory Condé, et non sur des spéculations personnelles. Il a maintenu ses accusations, insistant sur le fait qu’il ne faisait que relater des faits révélés en présence d’autres responsables syndicaux.
Cette affaire met en lumière des tensions internes au sein du mouvement syndical de l’éducation en Guinée et soulève des questions sur la transparence et la gestion des fonds destinés aux enseignants.
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