Lors d’une conférence de presse organisée ce matin à la Maison des Journalistes, Dr Faya Millimono, leader du Bloc Libéral (BL), a exprimé des critiques cinglantes à l’encontre de Dr Dansa Kourouma, Président du Conseil National de la Transition (CNT), accusant ce dernier d’être responsable de la lenteur dans l’élaboration de la nouvelle Constitution guinéenne. Selon Millimono, le processus constitutionnel piétine et la Guinée risque de se retrouver sans texte fondamental si les autorités de la transition, à travers le CNT, ne prennent pas des mesures plus fermes et urgentes pour accélérer la rédaction de la Constitution.

« Si nous attendons Dr Dansa Kourouma pour avoir une Constitution, nous ne l’aurons jamais », a lancé Dr Faya Millimono, déplorant le retard considérable dans un processus jugé crucial pour l’avenir politique et juridique du pays. Selon lui, ce blocage met en péril la stabilité du pays et ralentit les efforts pour instaurer un cadre démocratique solide après la période de transition.

Le leader du Bloc Libéral a souligné que la transition, qui a pris en charge le pays après le coup d’État de septembre 2021, ne peut pas se permettre d’attendre indéfiniment pour établir un cadre constitutionnel stable et durable. « Le peuple guinéen mérite un texte qui encadre l’action de ses dirigeants et protège ses droits fondamentaux », a insisté Millimono, appelant le CNT à prendre des mesures concrètes pour mener à bien cette mission essentielle dans les plus brefs délais. Selon lui, chaque jour de retard fait croître la méfiance et aggrave la crise de légitimité qui secoue actuellement les institutions de la transition.

Le leader du Bloc Libéral a insisté sur la nécessité d’une Constitution qui reflète les aspirations profondes des Guinéens, notamment en matière de droits humains, de justice sociale, et de respect de l’état de droit. Il a précisé que le processus constitutionnel ne doit pas être un simple exercice bureaucratique, mais un moment de dialogue national, impliquant tous les acteurs politiques et sociaux du pays. « Le peuple guinéen ne doit pas se contenter de promesses ; il mérite un texte qui garantisse la paix, la stabilité et le progrès », a martelé Dr Faya Millimono.

En outre, il a rappelé que la lenteur du processus constitutionnel pourrait avoir des répercussions sur la légitimité des autorités de la transition. La communauté internationale, les partenaires de la Guinée, attendent des progrès tangibles, et tout retard supplémentaire pourrait compromettre les relations du pays avec les acteurs externes.

 

 

Alpha Soumah