Une semaine après le tragique éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026 à la décharge de Dar-Es-Salam, les victimes et leurs familles sortent du silence. Réunis au sein d’un collectif, ils appellent l’État à traduire ses promesses en actes concrets et durables.

Dans un communiqué lu ce samedi 29 août par Mouctar Bah, responsable de la communication des victimes, le collectif rappelle que derrière les chiffres officiels se trouvent des familles endeuillées, des maisons détruites et des vies bouleversées.

« Nous ne sommes pas seulement des statistiques. Nous sommes des pères et des mères, des enfants, des familles », déclare le collectif.

Les sinistrés exigent notamment un recensement transparent des victimes et des biens détruits, ainsi qu’une indemnisation juste des personnes affectées. Ils réclament également un accompagnement comprenant relogement, soins médicaux, aide alimentaire et soutien psychologique.

Les familles demandent par ailleurs que la dignité des disparus soit préservée et souhaitent être pleinement associées aux décisions relatives aux cérémonies et à l’inhumation des dépouilles.

Au-delà de l’urgence humanitaire, le collectif met l’accent sur une revendication majeure : la fermeture et la délocalisation définitive de la décharge de Dar-Es-Salam.

Pour les sinistrés, les populations ne peuvent plus continuer à vivre sous la menace d’un site déjà endeuillé par un précédent drame en 2017.

« Combien de vies faudra-t-il encore perdre ? (…) Nous disons : ça suffit. Maintenant, la décharge doit partir et c’est non négociable », martèlent-ils.

Afin de suivre les engagements des autorités, les victimes annoncent également la création d’un Comité d’accompagnement, de suivi et de veille citoyenne de Dar-Es-Salam, composé de représentants des sinistrés, de citoyens et d’élus locaux.

Malgré l’ampleur des pertes, le collectif dit privilégier le dialogue avec les autorités et rester engagé en faveur de la reconstruction et d’un avenir meilleur pour les populations de Dar-Es-Salam.

« Nous avons perdu des vies, nos maisons, nos biens, mais nous refusons de perdre l’espoir », a conclu Mouctar Bah.

 

AMC