Le 20 janvier 2025, la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a entamé les plaidoiries et réquisitions dans l’affaire impliquant l’ex-Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, accusé de corruption, détournement de fonds publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux. Ce procès, qui marque une étape clé dans la lutte contre l’impunité en Guinée, se concentre sur le détournement présumé de 15 milliards de francs guinéens, liés au projet MAMRI (Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Intérieures).
L’accusation reproche à Ibrahima Kassory Fofana d’avoir mal géré ces fonds destinés à renforcer les ressources nationales, les détournant à des fins personnelles. Au début de cette phase cruciale du procès, les avocats de la partie civile, représentant l’État, ont demandé à la Cour de déclarer l’ex-Premier ministre coupable et de le condamner à restituer la somme de 15 milliards GNF, accompagnée d’une indemnisation de 5 milliards GNF pour préjudice.
La partie civile exige également la saisie des avoirs de l’accusé, notamment les fonds sur ses comptes bancaires et ses biens immobiliers. Toutefois, l’accusé n’a pas comparu en personne, invoquant des problèmes de santé, bien que ses demandes d’évacuation sanitaire aient été refusées par la Cour. Il est à noter que ses avocats pourraient ne pas plaider si la situation demeure inchangée.
Ce procès est suivi de près, car il pourrait avoir des répercussions importantes sur l’avenir judiciaire de l’ex-Premier ministre et sur la perception de la lutte contre la corruption en Guinée. La suite des débats s’annonce décisive.
Ledenonciateur224.com








