Le gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), Karamo Kaba, ainsi que son premier vice-gouverneur Mohamed Lamine Conté, l’auditeur général Diafarou Bah et Tidjane Koita, président de l’Union nationale des Orpailleurs de Guinée (UNOG), ont été libérés sous conditions. Leur retour à domicile est subordonné à une obligation de se présenter à la gendarmerie ce vendredi, alors que l’enquête sur la disparition de plusieurs tonnes d’or se poursuit.

 

 

L’affaire, qui fait grand bruit, concerne la perte d’au moins 4 tonnes d’or. Si l’enquête semble se diriger vers une résolution, elle demeure ouverte et continue de soulever de nombreuses questions. Lors d’une précédente déclaration, l’un des accusés avait déclaré : « On travaille sur des solutions », laissant entendre qu’une issue était en préparation, bien que la situation reste incertaine.

 

Le rôle de Karamo Kaba est au centre de cette affaire. Le gouverneur de la BCRG avait imposé un intermédiaire, Tidjane Koita, dans le cadre de l’acheminement de l’or guinéen à l’EMR (Emirates Minting and Refinery). Cependant, ce choix a suscité des critiques en raison de l’opacité qui entoure les affaires de Koita, souvent qualifié de « parrain » des orpailleurs en Guinée.

 

À l’origine, les livraisons d’or étaient confiées à une société de sécurité agréée, mais avec l’arrivée de Koita, les pratiques ont changé. Ce dernier a commencé à agir en son nom propre, acheminant l’or avant de le revendre à EMR, tout en exigeant que les paiements soient effectués directement à la BCRG. Selon Jeune Afrique, cette manœuvre lui aurait permis de réaliser des bénéfices sur les deux transactions, soulevant des interrogations sur l’opacité des processus.

 

L’affaire prend une tournure plus complexe avec l’implication des spéculateurs : une partie de l’or semble avoir été bloquée entre leurs mains. Le problème majeur réside dans la qualité de l’or délivré, qui pourrait ne pas correspondre à celui initialement confié à la Banque centrale. Un expert interrogé par Jeune Afrique a souligné la nécessité de garantir que l’or livré soit identique à celui qui a été réceptionné, un aspect crucial pour la résolution de cette affaire.

 

En somme, bien que des responsables aient été relâchés, l’enquête sur cette disparition d’or reste en cours et pourrait révéler des éléments inattendus, tant les pratiques autour de l’acheminement et de la vente de l’or demeurent opaques.

 

 

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