La capitale guinéenne replonge dans la peur après un nouveau drame d’une rare violence. Mardi 31 mars 2026, deux jeunes cambistes ont été froidement abattus à la corniche de Matoto, victimes d’un guet-apens soigneusement orchestré par un individu se faisant passer pour un client. Depuis, le principal suspect demeure introuvable, ravivant l’inquiétude et les appels pressants à un renforcement de la sécurité dans le Grand Conakry.
Les victimes, Mamadou Mouctar Baldé et Sounounou Bah, ont trouvé la mort dans des circonstances tragiques. Selon des informations recueillies ce mercredi 1er avril, Mouctar aurait été contacté par téléphone par un prétendu client désireux d’effectuer une opération de change. Méfiance relâchée face à une opportunité d’affaires, il décide de se rendre au rendez-vous fixé à la corniche de Matoto, accompagné de son ami Sounounou.
Les deux jeunes hommes s’y rendent à moto, sans se douter qu’ils tombent dans un piège mortel. À leur arrivée, ils sont pris pour cible et abattus à bout portant. Les assaillants prennent aussitôt la fuite, laissant derrière eux une scène de crime qui a profondément choqué les riverains.
Ce double assassinat relance le débat sur la vulnérabilité des cambistes, souvent exposés à des risques élevés en raison de la manipulation de liquidités importantes, et de l’absence de mécanismes de protection adaptés. Sur les réseaux sociaux comme dans les quartiers, l’émotion est vive et la colère monte. De nombreux citoyens appellent les autorités à agir rapidement pour identifier les auteurs, renforcer les patrouilles et sécuriser les zones sensibles.
Alors que l’enquête se poursuit, une question demeure sur toutes les lèvres : jusqu’à quand ces crimes continueront-ils d’endeuiller des familles et de plonger Conakry dans l’insécurité ?
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