Le Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée, réuni ce jour en conference de presse ce samedi 13 septembre 2025, tient à porter à la connaissance de l’opinion publique nationale et internationale les préoccupations majeures auxquelles fait face notre système éducatif, en particulier le système Franco-Arabe.
Fidèles à l’esprit de refondation de l’État, proné par Son Excellence le Général Mamady Doumbouya, Président de la République, lequel rappelait dés le 5 septembre 2021 que <<< la justice doit être la boussole de tous les Guinéens », nous tenons à souligner que la justice sociale doit demeurer un principe cardinal guidant l’ensemble des réformes entreprises,
C’est dans cette perspective que nous avons l’honneur de soumettre, avec le plus grand respect, a la haute attention du Chef de l’État, de son Gouvernement dirigé par Monsieur Bah Oury, ainsi qu’à l’opinion publique nationale, deux doléances d’une importance majeure:
1. La participation des élèves Franco-Arabe aux concours des Prytanées militaires:
Pour la session 2025, le nombre de candidats issus de l’enseignement Franco-Arabe à l’examen d’entrée en 7ème année (CEE) s’élève à 26 327 élèves dont 8 093 filles. Le système réalise une réussite du 56,14% soit au total 13 801 admis.
Malgre ce chiffre considérable, ces enfants restent à ce jour, exclus du concours d’admission
aux Prytanées militaires de Guinée et de l’étranger, qui en est déjà à sa troisième édition depuis sa création.
A cet effet, nous sollicitons humblement que les élèves du profil Franco-Arabe, admis au CEE puisse être associés à ce concours dès la session 2025.
Nous sommes convaincus qu’une telle mesure contribuerait à valoriser la diversité linguistique et culturelle de notre système éducatif, tout en renforçant la cohésion nationale
2. Le traitement des dossiers des enseignants contractuels Franco-Arabe:
Nous observons avec regret que moins de 2% des dossiers des enseignants contractuels Franco-Arabe ont été acceptés par l’État, contre plus de 80% pour ceux des enseignants du système général.
Cette différence de traitement crée un sentiment d’injustice et fragilise la motivation de nombreux enseignants qui se consacrent pourtant avec abnégation à la formation de milliers d’éléves guinéens.
A titre d’illustration, plus de 40 écoles franco-arabes sont aujourd’hui fermées dans les préfectures de Faranah et de Kissidougou, faute d’enseignants disponibles, en raison du problème non résolu des contractuels. Dans un esprit de dialogue et d’équité, nous prions respectueusement les autorités compétentes de bien vouloir réexaminer ces dossiers, afin que les enseignants en Franco-Arabe puissent bénéficier d’une reconnaissance équitable et de chances similaires à celles de leurs collègues du systéme général.
Pour conclure, à travers la formulation de ces doléances, le Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée réaffirme son attachement indéfectible aux idéaux de justice, d’équité et de refondation de l’État, tels qu’incarnés par Son Excellence le Général Mamady Doumbouya, Président de la République.
Il exprime sa pleine confiance dans la volonté du Chef de l’État de faire de la justice sociale et de l’égalité des chances des piliers inébranlables du développement national.
Convaincu que le dialogue constructif demeure la voie la plus sûre vers la cohésion et la prospérité, le Bureaux Exécutif National du Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe déclare, avec un profond esprit de responsabilité et de patriotisme, sa disponibilité entière à engager toute concertation ou négociation utile, en vue de parvenir à des solutions justes, équilibrées et durables aux préoccupations légitimes qu’il a portées à la haute attention des autorités compétentes et de l’opinion publique.

Le concours du Prytanée est censé accueillir les cinq premiers lauréats de chaque région, commune et préfecture du pays. Pourtant, depuis sa création, les élèves issus du CURCULA, c’est-à-dire du parcours franco-arabe, n’ont jamais été invités à participer ».

Face à cette situation, des correspondances ont été adressées aux ministères de la Défense, de l’Éducation, au Premier ministre, au Secrétariat général de la Présidence (notamment au général Amara), au CNT et au Conseil islamique de Guinée.

« Officiellement, nous avons été rassurés que ces élèves participeraient cette année. Malheureusement, à la dernière minute, ils ont été exclus. Certains enfants, venus de Dalaba, Labé, Coyah et d’ailleurs, étaient déjà à Conakry. Leur tort ? Être bilingues, parler français et arabe… Ce qui, pourtant, devrait être un atout dans un pays qui entretient des relations diplomatiques et militaires avec plus de 20 pays arabes », déploré le Secrétaire général Dr Ibrahima Sory Mansaré

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