L’Intersyndicale de l’Éducation (FSPE – SNE) rejette avec la plus grande fermeté le protocole d’accord signé le 2 décembre 2025. Elle qualifie ce document de « non inclusif, honteux et porteur de discorde ». Cet accord a été paraphé par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et par un syndicat qualifié de « fantôme » de l’Enseignement Technique.
Un accord signé en dehors des syndicats légitimes
Selon l’Intersyndicale, ce Syndicat de l’Enseignement Technique :
- ne fait pas partie de l’Intersyndicale de l’Éducation ;
- n’a pas signé le mémorandum initial ;
- n’a jamais tenu de congrès lui conférant une représentativité légitime.
Malgré cela, il a signé, avec la complicité du Gouvernement et du SLECG, un document dont la négociation devait être réservée aux trois syndicats légitimes de l’Intersyndicale.
Un « amateurisme gouvernemental » dénoncé
L’Intersyndicale dénonce un manque de sérieux du Gouvernement, qui a conclu un accord avec des organisations n’ayant ni déposé d’avis de grève ni lancé un mot d’ordre. Elles ne peuvent donc légalement ni suspendre ni lever une grève qu’elles n’ont jamais déclenchée.
Cette incohérence, selon l’Intersyndicale, montre clairement « l’empressement du Gouvernement à contourner les véritables acteurs du conflit ».
Une médiation jugée partiale
L’équipe de médiation est accusée d’avoir pris parti au lieu de jouer son rôle d’équilibre et de rapprochement. L’Intersyndicale estime qu’elle a trahi l’esprit même de la négociation, en privilégiant un camp contre un autre.
La grève maintenue et considérée comme un devoir collectif
L’Intersyndicale appelle l’ensemble des enseignantes et enseignants de Guinée à considérer ce protocole comme un non-événement.
Elle précise que sa lutte est :
- apolitique,
- strictement sociale,
- centrée sur les intérêts matériels et moraux des travailleurs de l’Éducation.
Revendications non négociables
Les syndicats réaffirment que la grève se poursuivra jusqu’à satisfaction complète des revendications suivantes :
- Signature du Statut particulier des personnels de l’Éducation ;
- Engagement des enseignants contractuels communaux non retenus après l’évaluation pratique ;
- Déblocage et paiement des arriérés de salaires et de la prime d’incitation ;
- Paiement de la prime de fonction des hauts cadres et responsables des structures déconcentrées de l’Éducation et de la Formation ;
- … et autres points contenus dans le mémorandum.
Tant qu’il n’y aura pas de négociations sérieuses, la grève générale et illimitée est maintenue.
Avertissement aux responsables administratifs
L’Intersyndicale demande aux :
- Inspecteurs régionaux,
- Directeurs communaux et préfectoraux,
- DSEE, Proviseurs, Principaux, Directeurs et Chargés d’école,
de cesser immédiatement toute intimidation envers les enseignants.
Elle rappelle que cette lutte concerne aussi leurs propres primes de fonction « injustement coupées ».
Message au SLECG
L’Intersyndicale invite les dirigeants du SLECG à rejoindre la lutte, avertissant que l’histoire retiendra leur position.
« Le plus grave n’est pas de se tromper, mais de persister dans l’erreur. »
Appel aux autorités et aux parents d’élèves
Les ministres étant jugés « partiaux et inefficaces », l’Intersyndicale en appelle désormais au Premier ministre et au Président de la République pour un règlement consensuel de la crise.
Elle invite également les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison tant que la situation persiste.
Message final : la mobilisation continue
L’Intersyndicale exhorte tous les enseignants à rester unis et mobilisés :
« Si nous ratons cette occasion historique, nous aurons choisi de vivre éternellement dans la misère et la précarité. »
La grève se poursuit.
NB : Seuls les Secrétaires généraux de la FSPE et du SNE sont habilités à suspendre ou lever le mot d’ordre de grève, et uniquement après consultation de la base.
LE STATUT PARTICULIER : C’EST MAINTENANT OU JAMAIS !
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