C’est une arrestation qui était attendue avec insistance par des centaines de fidèles musulmans guinéens. Hadja Doumany Konaté, accusée d’avoir escroqué plus de 400 candidats au pèlerinage à la Mecque (Hadj) pour l’année 2025, a été interpellée ce mercredi 28 mai à Conakry, puis conduite à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Le porte-parole des victimes, Amara 2 Sylla, joint par téléphone quelques heures après l’interpellation, n’a pas caché sa satisfaction face à cette avancée dans le dossier.« Nous sommes très contents. C’est un grand remerciement que nous adressons à tout le monde, en particulier à la presse », a-t-il déclaré.
Les victimes, majoritairement âgées et issues de différentes régions du pays, manifestaient depuis plusieurs jours dans les rues de Conakry, réclamant le respect de leur droit à accomplir le Hadj, cinquième pilier de l’islam.
Si l’arrestation de Hadja Doumany est une première étape vers la justice, les pèlerins floués ne comptent pas s’arrêter là. Ils exigent que le gouvernement intervienne activement pour qu’ils puissent accomplir leur devoir religieux cette année.« Ce que nous attendons, c’est de pouvoir accomplir le Hadj. Nous avons versé de l’argent pour partir à la Mecque, pas pour rentrer les mains vides. Nous demandons au gouvernement de s’impliquer fortement pour que les victimes soient prises en charge », a martelé Amara 2 Sylla.
Selon plusieurs témoignages, Hadja Doumany Konaté aurait convaincu des centaines de personnes en se faisant passer pour une proche de la famille du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, en particulier « l’amie de la maman » du chef de l’État. Un argument d’autorité qui aurait renforcé la confiance des futurs pèlerins, jusqu’à leur faire verser de fortes sommes d’argent pour un voyage qui ne s’est jamais concrétisé.
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