Les autorités togolaises ont procédé à l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba, ancien président de la transition burkinabè, vers le Burkina Faso, où il est désormais remis aux autorités judiciaires de son pays.
L’information, initialement révélée par des proches de l’ex-putschiste, a été officiellement confirmée ce 20 janvier par le ministre togolais de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi, à travers un communiqué rendu public par le gouvernement togolais.
Selon les autorités de Lomé, l’extradition a eu lieu le 17 janvier dernier, mettant ainsi fin à plusieurs années d’exil de Paul-Henri Sandaogo Damiba au Togo. La décision fait suite à une demande formelle des autorités burkinabè, qui reprochent à l’ancien chef de la junte plusieurs chefs d’accusation graves.
Le dossier d’extradition évoque notamment des faits présumés de « détournement criminel de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux », ainsi que « l’incitation à la commission de délits et de crimes », ont précisé les autorités togolaises.
Ancien lieutenant-colonel de l’armée burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba s’était emparé du pouvoir le 24 janvier 2022, à la tête d’un groupe de soldats mutins, renversant le président élu Roch Marc Christian Kaboré. Il sera lui-même évincé quelques mois plus tard, lors d’un nouveau coup d’État conduit par le capitaine Ibrahim Traoré.
Cette extradition marque une étape majeure dans les procédures judiciaires engagées contre l’ancien homme fort de Ouagadougou, et pourrait ouvrir la voie à de nouvelles poursuites devant les juridictions burkinabè.
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