Le Général d’armée Mamadi Doumbouya s’est adressé à la nation ce Mardi 31 décembre 2024, à l’occasion de la nouvelle année 2025. Lors de son discours, le chef de l’Etat a annoncé plusieurs promesses, parmi lesquelles, la reprise des activités politique en Guinée.

« Je demande aux acteurs politiques de regarder d’abord la Guinée, de préserver les intérêts supérieurs du peuple de Guinée dans leur combat politique », a lancé le général Mamadi Doumbouya, lors de son message de nouvel an 2025. Le chef de l’Etat a aussi annoncé, « la reprise totale des activités politiques sera effective dès l’année 2025 ».

Ce message d’apaisement et d’appel au dialogue ne semble pas convaincre certains acteurs politiques. Dr Edouard Zotomou Kpoghomou, président de l’UDRP (Union démocratique pour le renouveau et le progrès) estime que la confiance s’est effritée.

« Nous, nous disons que la base de la confiance est érodée. Parce que ce n’est pas la première fois qu’on parle de dialogue. Quand il s’est agi de faire le dialogue dès le départ, ce qui s’est passé, c’est qu’on a préféré créer deux groupes de partis politiques. Un groupe qui était aligné derrière le CNRD et un autre groupe qui apportait des critiques constructives avec solution à l’appui. Mais on a pensé que ceux qui critiquent sont plutôt des parias. Donc, il fallait carrément les mettre de côté et aller avec ceux chantent des louanges au CNRD », déplore ce leader politique.

Ce membre de l’ANAD, alliance politique dirigée par Cellou Dalein Diallo rappelle que le cadre de consultation avec les facilitatrices, avec le dialogue inter-guinéen, tout cela n’a rien apporté. « Qu’est-ce que toutes ces assises-là ont apporté ? Absolument rien ! On ne peut pas faire semblant. Or, c’est ce qu’on a fait jusqu’à présent », déplore le président de l’UDPR.

 

N’sira sylla