L’exil togolais de Paul-Henri Sandaogo Damiba a pris fin. L’ancien président de la transition du Burkina Faso, réfugié au Togo depuis octobre 2022, a été expulsé de Lomé vers son pays d’origine ce samedi 17 janvier 2026, selon plusieurs sources concordantes.
Installé jusque-là dans le complexe ultra-sécurisé des « Six villas », sous étroite surveillance des autorités togolaises, le lieutenant-colonel Damiba vivait en retrait depuis sa chute du pouvoir. Son retour forcé intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires au Burkina Faso.
Le pouvoir en place à Ouagadougou, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, accuse l’ancien chef de la transition d’avoir été impliqué dans une tentative de déstabilisation du régime survenue le 3 janvier 2026. Des accusations graves qui ont conduit les autorités burkinabè à formuler une demande officielle d’extradition.
D’après des informations rapportées par RFI, c’est le vendredi 16 janvier que Paul-Henri Damiba a été extrait de sa villa située dans le quartier Lomé 2 pour être conduit devant la Cour d’appel de Lomé. À l’issue de l’audience, un magistrat togolais a donné suite à la requête burkinabè, ouvrant ainsi la voie à son expulsion. Peu après la décision judiciaire, certains de ses effets personnels lui ont été remis depuis le complexe des « Six villas ».
Considéré par les autorités burkinabè comme une menace potentielle à la stabilité du régime révolutionnaire en place, l’ancien chef de la transition faisait l’objet d’une surveillance constante depuis son arrivée au Togo.

À l’heure actuelle, ni le gouvernement togolais ni celui du Burkina Faso n’ont officiellement communiqué sur cette extradition, pas plus que sur la destination finale ou les conditions de détention de Paul-Henri Sandaogo Damiba, laissant planer de nombreuses interrogations sur la suite de cette affaire hautement sensible.

 

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