L’ancien ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, le professeur Alpha Amadou Bano Barry, s’est prononcé sur la nouvelle architecture gouvernementale issue de la mise en place du premier gouvernement de la Vᵉ République. Une réorganisation marquée notamment par la fusion de deux départements stratégiques, ceux de l’éducation et de la formation professionnelle.
Désormais, selon la nouvelle configuration gouvernementale, la Guinée est dotée d’un ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, réunissant sous une même tutelle l’ensemble des politiques éducatives, de la formation de base à l’insertion professionnelle.
Interrogé par Africaguinee.com dans la soirée du lundi, l’ancien ministre et universitaire a livré une appréciation mesurée mais clairement favorable à cette réforme institutionnelle, longtemps évoquée dans les cercles éducatifs.

« Pour être juste et honnête, ce regroupement de ces deux ministères en un est une bonne chose. C’était attendu, demandé. Maintenant que c’est fait, je pense que cela rend le système un peu plus cohérent », a-t-il déclaré.
Pour Alpha Amadou Bano Barry, cette fusion pourrait permettre une meilleure articulation entre l’enseignement général, l’enseignement technique et la formation professionnelle, dans un contexte où l’adéquation entre formation et emploi demeure un défi majeur pour la Guinée. La centralisation de ces secteurs sous une seule autorité pourrait ainsi favoriser une vision plus intégrée du parcours éducatif des apprenants, de l’école à l’insertion sur le marché du travail.

Cependant, cette réorganisation n’est pas sans conséquences administratives. La fusion entraîne la suppression d’un département ministériel ainsi que celle d’un poste de secrétaire général, illustrant la volonté des autorités de rationaliser l’action gouvernementale et de réduire la taille de l’exécutif.

Dans l’attente de la nomination du ou de la future ministre appelé(e) à diriger ce département stratégique, les regards restent tournés vers la Présidence de la République. Le choix de cette personnalité sera déterminant pour impulser une nouvelle dynamique à un secteur clé du développement national, à la croisée des enjeux éducatifs, économiques et sociaux.

 

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