Un bras de fer judiciaire se profile à l’horizon ! Le décret du Général Mamadi Doumbouya, accordant la grâce à Moussa Dadis Camara, pourrait être remis en question devant la Cour Suprême. Résolues à s’opposer à cette décision présidentielle, les parties civiles au procès du 28 septembre n’ont pas l’intention de se laisser faire. Elles dénoncent une violation de la loi et préparent une bataille juridique. Pour comprendre les enjeux, maître Alpha Amadou DS BAH, président de l’OGDH et avocat coordinateur du collectif des parties civiles a déclaré que<<Nous pensons que cette grâce a été prise en violation flagrante de la loi et que cela porte atteinte non seulement aux intérêts des parties civiles, mais également favorise l’impunité dans le pays, ce qui est réellement régrettable. Parce que le jugement-là devait servir de jurisprudence pour les autres cas de violation des droits de l’homme. Donc, à cette allure, on pense que cela va plutôt servir les intérêts de ceux qui commettent les exactions pendant les manifestations ou les revendications politiques. Nous sommes en train d’analyser la situation et en fonction de nos impressions, nous pourrons peut-être saisir la Cour suprême pour annuler le décret. C’est la loi qui nous confère cette possibilité. Nous l’explorons et nous pourrons l’envisager le moment venu, puisque nous sommes dans le délai encore.>>, a-t-il mentionné
N’sira Sylla









