L’enseignement pré-universitaire en Guinée est sur le point d’entrer dans une nouvelle phase de crise. Après les protestations dans le secteur de l’enseignement supérieur et technique, c’est au tour des enseignants des écoles primaires, collèges et lycées de monter au créneau. Réclamant un statut particulier et une amélioration de leurs conditions de travail, les syndicats de l’éducation unissent leurs forces pour faire pression sur le gouvernement. En cas de non-réponse, une grève générale et illimitée pourrait être déclenchée dans les jours à venir.
Depuis février 2024, l’intersyndicale de l’éducation a adressé une plateforme revendicative aux ministères concernés, notamment ceux du Travail et de l’Enseignement Pré-Universitaire. Cependant, un an après, les syndicats dénoncent l’absence totale de réponses concrètes de la part des autorités. Malgré plusieurs relances, la situation reste figée, laissant les enseignants frustrés et déterminés à intensifier la pression.
Parmi leurs revendications figurent la révision du statut de l’éducation, la régularisation administrative des enseignants, le paiement des arriérés de salaires, l’amélioration des primes et une meilleure gestion des subventions. Le point de friction majeur est l’inégalité des primes, avec des enseignants du pré-universitaire qui se sentent discriminés par rapport à leurs collègues du supérieur, qui bénéficient de primes substantielles.
Les enseignants demandent des primes de base égales, arguant qu’un enseignant, qu’il soit du primaire, secondaire ou supérieur, doit bénéficier des mêmes avantages liés à ses conditions de travail. Le gouvernement n’ayant pas répondu à leurs attentes après un an de négociations, la menace de grève se fait de plus en plus pressante. Si cette grève est déclenchée, elle pourrait perturber fortement l’année scolaire et compromettre les examens nationaux du BEPC et du baccalauréat.
La pression monte donc sur les autorités. Une dernière chance de dialogue reste possible, mais le temps presse et les enseignants ne comptent pas reculer. Le gouvernement cédera-t-il aux revendications avant que le système éducatif ne soit paralysé ? Seul l’avenir proche le dira.
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