Le Palais du Peuple a servi de cadre, mercredi 25 février 2026, au lancement officiel de la 44ᵉ édition du Concours national de mémorisation du Saint Coran. La cérémonie solennelle a été présidée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Amadou Oury Bah, en présence de membres du cabinet, de dignitaires religieux, ainsi que de partenaires stratégiques engagés dans la promotion des valeurs spirituelles et éducatives.
Organisé par le Secrétariat Général des Affaires Religieuses, en étroite collaboration avec le Ministère saoudien des Affaires Islamiques, cet événement d’envergure nationale se tiendra du 25 février au 4 mars 2026 au Centre Islamique de Donka (Fayçal).
Cette 44ᵉ édition enregistre la participation de 250 candidats, dont 235 garçons et 15 filles, issus des quatre régions naturelles du pays. Un chiffre qui illustre l’ampleur et l’ancrage territorial de cette compétition devenue, au fil des décennies, un rendez-vous majeur du calendrier religieux guinéen. Les compétiteurs sont répartis en huit catégories, couvrant différents niveaux de mémorisation et de maîtrise des règles de récitation (Tajwid), sous l’œil vigilant d’un jury composé de 12 éminents experts reconnus pour leur érudition et leur parfaite connaissance de la science coranique.
Prenant la parole, le Secrétaire Général des Affaires Religieuses, Elhadj Karamo Diawara, a d’abord salué les efforts consentis par les autorités pour la réussite de l’organisation du Hajj 2026, soulignant la dynamique de modernisation et d’encadrement du secteur religieux. Revenant sur la portée du concours, il a insisté sur le rôle fondamental de l’éducation religieuse dans la consolidation du tissu social :

« Une jeunesse éduquée par le Saint Coran est une jeunesse débarrassée de toute violence et des pratiques néfastes qui ternissent l’image d’une nation. Ce concours vise à former des citoyens cultivés, vecteurs de paix et de quiétude, capables de représenter dignement la Guinée sur la scène internationale », a-t-il déclaré.
De son côté, le Premier ministre Amadou Oury Bah a félicité les organisateurs pour cette initiative qui place la connaissance et la spiritualité au cœur du développement national. Selon lui, la promotion du savoir religieux participe pleinement à l’éducation de la nouvelle génération, au renforcement des valeurs morales et à la préservation de l’harmonie sociale en Guinée. Il a également encouragé les candidats à faire preuve de discipline, d’humilité et d’excellence, rappelant que la quête du savoir constitue un pilier essentiel du progrès collectif.
Au-delà de la compétition, cette semaine de récitations et d’émulation spirituelle s’annonce comme un moment fort de communion nationale. Pendant sept jours, la capitale guinéenne vibrera au rythme des psalmodies et des versets sacrés, célébrant à la fois la foi, l’engagement de la jeunesse et l’excellence académique religieuse.
À travers cette 44ᵉ édition, la Guinée réaffirme ainsi son attachement aux valeurs religieuses, à la formation morale de sa jeunesse et à la promotion d’un islam de paix, de savoir et de cohésion sociale.
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