À moins de trois mois des élections législatives prévues le 24 mai 2026, les autorités poursuivent activement les préparatifs de ce scrutin déterminant pour la vie politique nationale. Une nouvelle étape vient d’être franchie avec la publication d’un arrêté fixant officiellement le nombre de circonscriptions électorales sur l’ensemble du territoire.
À travers un arrêté du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), le gouvernement a arrêté à cinquante (50) le nombre de circonscriptions électorales de la République de Guinée dans le cadre des élections législatives prévues en mai 2026. Cette décision constitue un élément clé dans l’architecture du processus électoral, puisqu’elle détermine la base territoriale de la représentation des citoyens au sein de la future Assemblée nationale de Guinée.
Selon le document officiel, la délimitation et la répartition des circonscriptions ont été établies en tenant compte de plusieurs principes fondamentaux du système démocratique. Dans son article 2, l’arrêté précise que ce travail a été réalisé dans le strict respect du principe de représentativité de l’ensemble des divisions territoriales au sein du Parlement.
Le texte insiste également sur la nécessité de garantir l’égalité des citoyens dans l’expression du suffrage, conformément aux dispositions de l’article 105 de la Constitution, qui encadre les règles relatives à la représentation politique et à la participation des électeurs à la vie publique.
Le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a par ailleurs apporté des précisions sur les modalités d’élection des futurs députés. Selon lui, chaque circonscription électorale pourra élire un ou plusieurs députés, selon un système combinant différents modes de scrutin.
Ainsi, les représentants du peuple seront élus au scrutin uninominal ou plurinominal dans certaines circonscriptions, mais également au scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle. Le nombre de sièges attribués à chaque circonscription sera déterminé au prorata de sa population, conformément aux dispositions de l’article 149 du Code électoral.
Cette mesure marque une étape importante dans l’organisation des législatives de 2026. Elle ouvre désormais la voie aux prochaines phases du processus électoral, notamment la préparation des candidatures, l’organisation logistique du vote et la mobilisation des acteurs politiques en vue d’un scrutin qui devrait redessiner la configuration de la représentation parlementaire en Guinée.











