Âgée d’une trentaine d’années, Maimouna Sacko a été contrainte par sa famille, notamment sa mère et son père adoptif, d’épouser un homme âgé de 75 ans. Ce dernier, non seulement plus âgé que son père adoptif, est également polygame et compte déjà trois épouses. Refusant catégoriquement cette union, Maimouna Sacko a résisté malgré l’insistance et la pression exercées par ses parents biologiques. Face à leur détermination, elle a pris la décision courageuse de fuir afin de préserver sa dignité, sa liberté et ses droits fondamentaux.

Cette affaire illustre de manière frappante les violences basées sur le genre et les violations persistantes des droits humains. Le mariage forcé demeure une pratique néfaste qui perpétue l’inégalité entre les sexes et porte atteinte à la dignité des femmes et des filles. Il est impératif que les autorités guinéennes prennent des mesures concrètes et fermes pour éradiquer ce fléau.

Depuis sa disparition au début de l’année 2025, ses proches, amies et connaissances sont profondément inquiètes et s’interrogent sur le sort de Maimouna Sacko. Cette situation doit interpeller l’ensemble des défenseurs des droits humains, dont le rôle est de garantir la protection des personnes face à toute forme de contrainte ou de violence. Les organisations de défense des droits de l’homme, en collaboration avec les autorités locales, doivent œuvrer activement pour retrouver Maimouna Sacko et assurer sa sécurité. Leur action est également essentielle pour protéger toutes les femmes et filles victimes de pressions menant à des mariages forcés.

Il est temps que les autorités guinéennes prennent des mesures fortes et durables afin de garantir le respect des droits des femmes et des filles et de mettre un terme définitif à cette pratique inhumaine. La communauté internationale, quant à elle, doit rester vigilante et soutenir les efforts visant à prévenir et combattre le mariage forcé, où qu’il se produise.

 

 

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