La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son verdict ce mercredi 21 octobre 2026 dans l’affaire impliquant Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle. Reconnu coupable de détournement de deniers publics, il a été condamné à 7 ans de prison ferme, assortis d’une amende de 2 milliards de francs guinéens.

La juridiction a également prononcé une peine complémentaire de 5 ans d’inéligibilité et ordonné la confiscation de l’ensemble de ses biens situés en Guinée et au Sénégal au profit de l’État guinéen.

Ancienne figure importante de l’appareil judiciaire sous le régime d’Alpha Condé, Mohamed Lamine Bangoura avait accédé à la tête de la Cour constitutionnelle après la destitution controversée de feu Kéléfa Sall. Son rôle dans le contexte du troisième mandat contesté d’Alpha Condé avait contribué à faire de lui une personnalité au cœur des débats politiques et institutionnels en Guinée.

Cette condamnation constitue une nouvelle étape dans les procédures judiciaires visant plusieurs anciens hauts responsables du régime déchu, dans un contexte marqué par la lutte contre les infractions économiques et financières.

Incarcéré depuis 2022, Mohamed Lamine Bangoura a déjà passé plus de quatre ans en détention. Sa situation pénale soulève ainsi la question de la prise en compte de la durée de sa détention dans l’exécution de la peine prononcée.

 

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