La section guinéenne de la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains a lancé, ce jeudi 28 août 2025, le concours national de présélection pour la mémorisation des Hadiths prophétiques. La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans la grande mosquée du quartier Entag, dans la commune de Tombolia, édifice construit par la fondation royale marocaine.

Ce concours, une première du genre à l’échelle mondiale selon les organisateurs, vise à promouvoir l’apprentissage et la compréhension des Hadiths — les paroles et actes du Prophète Mohammed (PSL) — considérés comme la deuxième source fondamentale de l’islam après le Coran.

Le Professeur Imourana Kaba, membre du comité d’organisation, a précisé les objectifs et les différentes catégories de cette compétition religieuse :« Ce concours est une initiative pionnière de la Fondation Mohammed VI pour les Ouléma Africains. Il ne s’agit pas seulement de mémoriser les Hadiths, mais aussi de comprendre leur signification et de maîtriser la biographie des rapporteurs. C’est une véritable science à part entière dans l’enseignement islamique », a-t-il déclaré.

Le concours s’articule autour de trois catégories :

  1. Catégorie 1 : Mémorisation de 40 Hadiths sans explication.
  2. Catégorie 2 : Mémorisation de 35 Hadiths avec explication du vocabulaire utilisé.
  3. Catégorie 3 : Mémorisation de 25 Hadiths accompagnée de la biographie complète des rapporteurs (transmetteurs).

« Il faut savoir que dans les universités arabo-islamiques, les Hadiths font l’objet d’une faculté entière. Il ne s’agit pas uniquement de réciter, mais aussi de connaître les chaînes de transmission et les contextes historiques », a souligné le professeur Kaba.

Pour cette première phase nationale, la Guinée compte environ 40 candidats répartis entre les trois catégories. La majorité se concentre dans la première, jugée plus accessible, tandis que les deux autres, plus exigeantes, attirent un nombre plus restreint de participants.

À l’issue de cette présélection nationale, les meilleurs candidats représenteront la Guinée au concours international, prévu au Maroc, sous l’égide de la Fondation Mohammed VI.

Le professeur Kaba a lancé un appel vibrant à la jeunesse :« Ce concours est une opportunité unique pour nos jeunes issus des écoles franco-arabes. Il prouve que la science islamique peut aussi ouvrir des portes au niveau international. C’est un encouragement à l’excellence, à l’ambition, et au rayonnement du savoir religieux en Afrique. »

 

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