Les femmes guinéennes se retrouvent dans une situation inédite et particulièrement difficile sur les marchés locaux. Outre l’augmentation des prix des produits importés, les denrées alimentaires locales connaissent également une flambée des prix. Parmi les plus touchés, le gombo, un produit de base pour de nombreuses familles, a vu son prix atteindre des sommets inaccessibles pour beaucoup.

Actuellement, un sac de gombo se négocie entre 1 000 000 et 1 200 000 francs guinéens. À la vente au détail, deux morceaux de gombo peuvent désormais être achetés pour la somme de 5 000 francs guinéens.

Cette hausse vertigineuse des prix met en difficulté de nombreuses femmes, notamment celles exerçant comme femmes de ménage, qui peinent à joindre les deux bouts face à ces coûts accablants.

Face à cette situation, les femmes de ménage expriment leur désarroi, leur capacité à subvenir à leurs besoins de plus en plus mise à mal par la flambée des prix. Ce phénomène, qui touche également d’autres produits de première nécessité, soulève des interrogations sur les causes profondes de cette inflation et sur les solutions envisagées pour alléger la souffrance des ménages guinéens.

 

N’sira Sylla